Entreprises de BTP

LafargeHolcim va recruter une nouvelle directrice financière

Mots clés : Produits et matériaux

Le géant franco-suisse des matériaux de construction a annoncé ce lundi la nomination de Géraldine Picaud, qui entrera en fonction en février 2018.

Elle va devenir l’une des rares femmes à prendre la direction financière d’un groupe du CAC40, en l’occurence LafargeHolcim. Géraldine Picaud va en effet succède à Ron Wirahadiraksa au poste de directrice financière, a annoncé ce lundi le géant franco-suisse. Cette nomination prendra effet à partir du 1er février 2018.

De nationalité française, Géraldine Picaud occupait depuis 2011 le poste de directrice financière d’Essilor, le numéro un mondial des verres ophtalmiques. Avant de rejoindre Essilor, elle travaillait pour le groupe ED&F Man à Winterthur en Suisse, un négoce international spécialisé dans les matières premières, après avoir passé 13 ans en tant que Directrice financière de Safic Alcan, un distributeur de produits chimiques. « Elle est reconnue pour avoir obtenu des résultats et des restructurations dans des environnements et marchés mondiaux complexes, ce qui en fait la personne idéale pour rejoindre notre équipe dirigeante et aborder la prochaine étape de notre croissance », s’est félicité Jan Jenisch, le nouveau directeur général de LafargeHoclim. Cette décision intervient cinq semaines après le départ d’Eric Olsen qui avait démissionné pour apaiser les tensions autour du dossier sur la Syrie.

 

Repositionnement du groupe

 

« A notre avis, la nomination d’une nouvelle directrice est une indication claire que le nouveau directeur général a commencé à mettre en place une équipe compétente autour de lui pour repositionner l’entreprise », a réagi dans une note Bernd Pomrehn, analyste chez Vontobel.  Cette décision intervient cinq semaines seulement après l’entrée en fonction de Jan Jenisch, un patron qui s’est bâti une solide réputation auprès des investisseurs en Suisse lors de ses années aux commandes de Sika. 

Parmi les prochaines étapes possibles, le nouveau directeur général pourrait simplifier la structure du groupe et réduire les frais généraux, a estimé l’analyste. Dans un second temps, il pourrait infléchir les priorités pour se concentrer sur les initiatives en faveur d’une croissance rentable, et non plus seulement sur les réductions de coûts, a poursuivi l’analyste.

« Avec 55% du chiffre d’affaires généré dans les pays émergents, LafargeHolcim a une position bien trop attrayante pour n’être indéfiniment qu’une histoire de réduction des coûts », a-t-il jugé.

 

Vous souhaitez réagir

Pour commenter l'article, vous devez être identifié ou vous inscrire
S'identifier

Pour accéder aux contenus et services en accès libre, identifiez-vous

Mot de passe oublié
S'inscrire

Vous souhaitez vous inscrire aux services proposés en accès libre.

Newsletter quotidienne et thématiques, alertes e-mail, commentaires sur les articles...

S'inscrire
En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies pour vous proposer des services et offres adaptés à vos centres d'intérêt. OK En savoir plus X