Industrie/Négoce

Lafarge et Holcim accouchent d’un géant mondial des matériaux de construction

Mots clés : Industriels du BTP - Produits et matériaux

Officiellement né le 15 juillet de la fusion de Lafarge et Holcim, le groupe LafargeHolcim se fixe pour ambition de devenir l’acteur le plus performant du secteur des matériaux de construction. Eric Olsen, le directeur général du groupe, a annoncé viser 1,4 milliard d’euros de synergies dans les trois ans.

Après un peu plus d’un an de discussions et plusieurs ajustements, le géant des matériaux de construction LafargeHolcim est officiellement né le 15 juillet de la fusion des deux groupes cimentiers éponymes. « Nous entrons (…) dans la prochaine étape de notre transformation qui doit nous permettre de devenir un leader dans tous les domaines – une entreprise soucieuse d’avoir un impact positif sur le monde et qui peut réellement faire la différence pour ses clients, ses employés, ses actionnaires et pour la société dans son ensemble », a commenté Eric Olsen, ex-vice-président exécutif de Lafarge et aujourd’hui directeur général du nouveau groupe, cité dans un communiqué.

L’un des axes stratégiques de la nouvelle entité sera les synergies, que le dirigeant a dit estimer à 1,4 milliard d’euros dans les trois ans (340 millions liés aux achats et 250 millions aux réductions d’effectif), dont un tiers atteint dès la première année. Un nouveau modèle opérationnel va être mis en place par la direction du groupe, définissant clairement les responsabilités des pays, des régions, et des fonctions transverses. La première étape de la feuille de route d’Eric Olsen a été fixée à la fin de l’année, où il détaillera son plan d’action et présentera sa stratégie aux investisseurs ainsi que les perspectives du groupe.

 

Holcim s’empare de 87% du capital de Lafarge

 

Avec cette fusion, LafargeHolcim se place désormais parmi les leaders mondiaux des matériaux de construction, avec un chiffre d’affaires net combiné d’environ 27 milliards d’euros en 2014 et une valorisation boursière d’un peu plus de 39 milliards d’euros (1). Pour le groupe franco-suisse, l’objectif est de rivaliser avec les grands producteurs de ciment et d’agrégats issus des pays émergents qui gagnent en compétitivité et montent en gamme tels que les chinois Anhui Conch, China National Building Material (CNBM) et China Resources,  le mexicain Cemex, le taïwanais Taiwan Cement ou le russe Eurocement.

Aux termes de l’offre publique d’échange, Holcim détient au moins 83,94% des droits de vote de son homologue français Lafarge et 87,46% de son capital. Une répartition loin de satisfaire les défenseurs d’une fusion initialement présentée comme « entre égaux ». 

Pour mener à bien la fusion, Lafarge et Holcim ont déjà acté la cession d’actifs pour 6,5 milliards d’euros. C’est le groupe irlandais CRH qui mettra la main sur ces actifs dans leur globalité. En France, il va s’emparer de la quasi-totalité des actifs d’Holcim… et de sa part de marché de près de 15 % dans le ciment.

(1) A titre de comparaison, Saint-Gobain est actuellement valorisé à 24 milliards d’euros, l’irlandais CRH à 21,76 milliards d’euros et le chinois Anhui Conch à 16 milliards d’euros.

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