Paysage

La vitrine du paysage sort des limbes

La Maison du paysage ouvrira en 2017 à Paris. Avec la signature du contrat de vente le 22 juillet, l’Union nationale des entreprises du paysage (Unep) et Qualipaysage ont mis fin à 20 ans d’atermoiements. Ils ambitionnent d’offrir une vitrine à toute la filière.

Une troisième vie commence pour l’ancienne fabrique de briquettes située au 60 ter rue Haxo, dans le XXe arrondissement de Paris. Détenue à 72% par l’Union nationale des entreprises du paysage (Unep) et à 28% par Qualipaysage, la Société civile immobilière La Maison du paysage a acquis l’immeuble de 740 m², déjà reconverti par les précédents occupants, architectes et photographes. Deux grands rectangles couverts de shed et un atrium ouvert structurent l’ensemble en cours de rénovation sous la maîtrise d’œuvre de l’atelier d’architecture Pierre Laniepce, associé aux designers de V8.

 

Ouverture

 

Avant même l’officialisation de la vente contractualisée le 22 juillet, le message d’ouverture vers l’extérieur a commencé à circuler. L’association nationale des élus en charge des espaces verts, née au début mai, a prévu d’y tenir ses réunions. Parmi les partenaires récurrents de l’Unep qui pourraient suivre cette voie, figurent le Syndicat national de l’arrosage automatique, la Fédération française du paysage, l’association Hortis qui rassemble les services d’espace verts des collectivités ou Aigeco, qui fédère les acteurs du génie végétal. « La proximité de l’Ecole supérieure d’architecture des jardins et paysage laisse imaginer des synergies », ajoute Pierre-Emmanuel Bois, cheville ouvrière du projet en tant que délégué général de l’Unep depuis 2002 et jusqu’au 31 juillet dernier.

 

20 ans de réflexions

 

Aboutissement de 20 ans de réflexions, la maison a réduit sa voilure, faute de consensus entre l’ensemble des parties prenantes associées aux précédentes étapes. En 2015, un projet de 1 300 m² porté par la caisse de retraite Agrica avait failli aboutir. Il aurait intégré l’association interprofessionnelle du végétal Val’hor, la Fédération nationale des métiers de la jardinerie, la Fédération nationale des pépiniéristes et horticulteurs professionnels, l’Institut technique de l’horticulture Astredhor…  Sans doute trop de monde à mettre d’accord pour appuyer en même temps sur le bouton « Go ». Plus modeste, le projet s’est finalement débloqué grâce à l’urgence des besoins immobiliers des deux actionnaires de la SCI, mais aussi à leur rapprochement stratégique, facilité par la personnalité de Marc Loiseleur, président de Qualipaysage et ancien vice-président de l’Unep.

Pour le délégué général sortant Pierre-Emmanuel Bois, l’épilogue heureux aura contribué au sentiment d’une mission accomplie dans une stratégie d’ouverture de la filière du paysage vers la communication tant vers le grand public que vers les professionnels.

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