Etat et collectivités

La ville de Toulouse vote un nouveau parc des expositions

Le lancement d’un concours de maîtrise d’œuvre pour la conception et l’aménagement d’un nouveau parc des expositions à Toulouse constitue la première étape du « plus gros projet municipal des prochaines années », estime Alain Garès, directeur général du développement urbain et durable de la ville et du grand Toulouse.

L’actuel parc des expositions est situé depuis soixante ans sur l’ile du Ramier, sur un espace inondable proche du centre ville, qui présente 9 hectares d’expositions dont 40.000 m2 couverts. Trop limité pour les besoins du grand Toulouse, à comparer aux 84.000 m2 du parc de Bordeaux et 110.000 de Lyon et difficile d’accès au centre ville : « la 4e agglomération se situe au 7e rang national concernant la capacité d’accueil en termes de surfaces d’expositions » argumente Thierry Cotelle, adjoint au développement économique, qui a présenté le 29 janvier au conseil municipal le nouveau projet de parc des expositions.

Le lieu d’implantation, s’il a fait polémique auprès des Verts, était quasiment imposé : au nord de l’agglomération, sur la commune d’Aussonne, en entrée d’agglomération, il est quasiment le seul qui bénéficie à la fois d’une bonne desserte routière, proche de l’aéroport de Blagnac, et bénéficiant des réserves foncières disponibles : près de 50 hectares dont la maîtrise foncière par la Communauté urbaine et l’Etablissement public foncier local du Grand Toulouse est en voie d’achèvement.
Le projet prévoit une surface de 55.000 m2 de halls couverts (avec capacité d’extension jusqu’à 100.000 m²), une grande halle de convention de 15.000 m² (dans les 55.000 m2 couverts) pour l’accueil grands congrès, spectacles culturels et sportifs. Une offre complémentaire en terme de jauge et de positionnement par rapport au Zénith et au palais des sports. D’où le choix d’équipements techniques modulables : gradins mobiles, grande hauteur sous plafond, espaces techniques et logistiques. A ce clos couvert s’ajoutent 40.000 m² de surface d’expositions extérieures.

La future desserte est prévue, et ne semble pas poser de problèmes majeurs : il sera desservi par le tramway après l’extension de la ligne E qui vient d’arriver sur la ZAC Andromède, au sud du terrain envisagé, par la rocade via un prolongement prévu de la RD 902. Pour l’heure, le coût d’investissement prévisionnel a été évalué à 157 M€ HT. Il comprend la construction du parc des expositions, l’aménagement des parkings et des espaces extérieurs, paysagement, à quoi s’ajoutent 10 millions d’euros pour finaliser l’acquisition du foncier et un gros investissement de renforcement et de mise à niveau des réseaux de viabilisation (31 M€). Les investissements de desserte sont en cours de chiffrage en liaison avec Tisséo et le Conseil général de la Haute-Garonne.

Le lauréat du concours de maîtrise d’œuvre aura une mission de maîtrise d’oeuvre portant sur l’ensemble des bâtiments, l’aménagement des espaces extérieurs directement liés à ce projet et la définition des orientations d’aménagement dans un périmètre élargi aux terrains connexes du futur parc des expositions. En parallèle, la ville va lancer des études portant sur les futures fonctions de zone verte et de loisirs de l’Ile du Ramier, lorsque le nouveau parc entrera en service, en 2014.

 

 

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