Culture

La villa Cavrois retrouve son mobilier d’origine

Mots clés : Architecte

Deux tables et dix chaises conçues par l’architecte moderniste Robert Mallet-Stevens pour la résidence de l’industriel Paul Cavrois à Croix (Nord) viennent d’être achetées aux enchères à New York par l’Etat français.

C’est par un tweet posté le 17 décembre que Philippe Bélaval, président du Centre des monuments nationaux, a annoncé la bonne nouvelle : « Le CMN a acheté à Sotheby’s New York des meubles de Mallet-Stevens pour la villa Cavrois avec l’aide du ministère de la Culture. » Grâce à la vente aux enchères de la collection Utterberg, la célèbre villa que l’architecte moderniste Robert Mallet-Stevens (1886-1945) avait bâtie en 1932 à Croix (Nord) va retrouver une partie de son mobilier d’origine.

 

252 500 dollars d’achats

Les trois lots, acquis pour un montant total de 252 500 dollars (environ 231 000 euros), comprennent deux tables et huit chaises provenant du grand salon-hall, ainsi qu’une paire de chaises du bureau de l’industriel Paul Cavrois (1890-1965). Ces meubles avaient été vendus à la suite de la mort de son épouse, en avril 1987. Le Centre des monuments nationaux vient également d’acquérir sur le marché parisien un ensemble composé d’un bureau et de deux chaises qui figurait dans l’une des salles d’études des enfants.

 

 

1 projet de loi

A l’occasion de ces acquisitions, la ministre de la Culture, Fleur Pellerin a rappelé : « C’est précisément pour éviter que des monuments soient démembrés ou privés de leurs biens mobiliers, à l’image de la villa Cavrois, que leur protection sera renforcée dans le projet de loi que je porte. » A travers le texte relatif à la Liberté de création, à l’architecture et au patrimoine, qui sera bientôt débattu au Sénat, son ministère entend en effet mieux protéger les objets mobiliers qui forment des ensembles historiques cohérents.

 

 

80 000 visiteurs

Le retour du mobilier d’origine dans les espaces pour lesquels ils ont été conçus est une victoire pour le Centre des monuments nationaux qui travaille, depuis 2008, à la reconstitution de cette « œuvre d’art totale » (trop) longtemps abandonnée. Chercheurs et artisans du bâtiment ont restitué les décors en grande partie disparus de la villa Cavrois pour que le public ait la sensation d’arpenter une maison habitée et non un musée figé. Un pari qui semble gagné, car l’édifice a attiré plus de 80 000 visiteurs en six mois d’ouverture, alors que l’objectif du CMN était de 70 000 visiteurs au cours de la première année.

 

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