Environnement

La Terre tient son sommet à Johannesburg…

La sauvegarde de la planète et les maux du Tiers Monde sont à partir de ce 26 août et jusqu’au 4 septembre au coeur du plus grand sommet jamais organisé par l’ONU, le « sommet de la Terre » de Johannesburg, avec la présence attendue de 104 chefs d’Etat et de gouvernement.
Ces gigantesques assises visent à produire un plan d’action qui concrétisera les engagements adoptés il y a dix ans au Sommet de la Terre à Rio de Janeiro, afin de concilier développement économique, progrès social et protection de l’environnement, les trois volets du « développement durable ».
Le Sommet Mondial pour le Développement Durable, son nom officiel, s’ouvre lundi dans un centre de conférence du Nord de Johannesburg avec plus de 9300 participants, dont 4100 représentants de gouvernements, 2100 journalistes et 3000 groupes et organisations diverses.

La conférence s’ouvre assombrie par des craintes de sécurité, aprés les menaces de perturbation lancées par des militants écologistes, anti-mondialisation ou représentants de « sans terre ». Ils comptent parmi quelque 30000 délégués d’ONG qui participeront à un Forum Société Civile, contre-sommet situé à 15 km de Johannesburg.
Une manifestation samedi soir de militants anti-mondialisation, qui n’avait pas reçu l’autorisation de police, a donné lieu aux premiers heurts avec des forces de l’ordre. Des grenades étourdissantes ont été tirées, trois personnes légèrement blessées, amenant la ministre sud-africaine des Affaires étrangères à lancer une mise en garde: le sommet de Johannesburg ne tolèrera pas l’anarchie.

La métropole de 4 millions d’habitants, capitale économique de l’Afrique du Sud, est devenue depuis plusieurs jours un ruche parcourue de milliers de policiers, militaires, réservistes, déployés aux abords des différents sites. Des marches violentes aux attaques aériennes les forces de sécurité disent avoir tout prévu.
Avec deux jours d’avance, des groupes de travail restreints de diplomates de pays-clés tentent à huis clos de combler le fossé entre Européens, Américains et G-77 (pays en développement) sur les dossiers les plus épineux en vue d’un plan d’action: parmi ceux-ci l’aide publique au développement du Nord au Sud, des objectifs chiffrés de réduction de pauvreté, d’accès à l’eau ou à l’équipement sanitaire.

Avec 25% du travail restant en vue d’un plan d’action avant Johannesburg, représentants de l’ONU et du pays-hôte ont exprimé dimanche leur optimisme sur les tractations des derniers jours et des engagements spécifiques et concrets au 4 septembre. Mais l’expérience d’une décennie décevante depuis Rio, dont peu de recommandations furent suivies d’effet, ou l’absence à Johannesburg du président du plus grand pays pollueur du monde, l’Américain George W. Bush, incitent au pessimisme sur les chances de succès de Johannesburg.

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