Energie

La taille des collectivités, variable pour les services énergétiques

Mots clés : Etat et collectivités locales

Le débat BIP-Enerpresse du 15 décembre a tourné autour de la question des services énergétiques et des collectivités territoriales.

Quels services énergétiques pour quelles collectivités territoriales ?

Tel était le thème du dernier débat de l’année organisé mardi 15 décembre par le BIP et Enerpresse. Un thème d’actualité avec la loi de transition énergétique et la sélection, par le ministère de l’Énergie, de territoires à énergie positive. Quatre acteurs formaient le panel.

Pour EDF, représenté par Jean-Noël Guillot, directeur Projet Ville Durable, l’approche de la question se fait en trois temps. Tout d’abord « il faut définir la carte d’identité du territoire ». Est-il résidentiel ou tertiaire ? De quel potentiel énergétique dispose-t-il ? Etc. Autant de questions auxquelles il faut apporter des réponses. Ensuite, il faut « définir les capacités à réaliser les travaux identifiés et enfin assurer un suivi de la performance ». Les trois niveaux sont tout aussi importants. D’autant que « s’il y a une dizaine d’années, les collectivités faisaient déjà des diagnostics énergétiques, depuis quelques années, on note une dynamique dans le passage à l’acte pour réaliser les travaux identifiés », a souligné Jacques Tanguy, expertise grands comptes chez GEO France. Cette dynamique reste toutefois timide et fragile, la baisse des prix du pétrole et du gaz ayant comme conséquence de différer des travaux. Pour autant, les outils existent, et J. Tanguy qui a créé le bureau d’études Deltawatt acquis en janvier 2014 par GEO France, de citer le contrat de performance énergétique (CPE) ou les contrats d’exploitation-maintenance.

Des outils bien adaptés pour les villes moyennes. Pour les petites communes, la situation est autre. Les compétences au sein des collectivités n’existent pas souvent et « le fournisseur d’énergie peut alors jouer un rôle de conseil et aider au financement d’audit », a indiqué Joël Pedessac, directeur général du Comité français du butane et du propane (CFBP). Le GPL est bien présent dans ces petits territoires et les opérateurs comptent sur le développement du bioGPL pour garder leur positionnement et gagner des parts de marché sur le fioul domestique.

De l’autre côté du spectre, se trouvent les grandes métropoles. Pour elles, il ne fait pas de doute que « la révolution numérique est un sous-jacent de la transition énergétique », relève J-N. Guillot. Pour Philippe Angousture, associé Énergie chez PMP Conseil, la production de la donnée « n’est plus une question technique ». En revanche, « la définition de modèles économiques et la gouvernance le sont bel et bien ». Les grandes métropoles commencent à s’intéresser à la mise en place de plate-forme de données complètes (toutes les énergies, les réseaux, l’eau, la mobilité, etc.). Ce qui nécessite « un changement dans les méthodes de travail ». Quant aux modèles économiques pour financer et utiliser ces outils puissants, ils restent à inventer. Le mieux, a conclu J-N. Guillot, c’est l’anticipation. Un exemple, la réalisation d’un chantier doit être occasion de poser des capteurs.

 

www.enerpresse.com

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