Aménagement

La SEM d’aménagement Oppidea veut gagner en efficacité

Mots clés : Economie mixte - Etat et collectivités locales

Le 30 juin, à Toulouse, Gilles Broquère, le président-directeur général de la SEM d’aménagement Oppidea, a présenté le plan stratégique pour 2015-2020. Il doit rendre plus efficace et plus économe le pilote d’une trentaine d’opérations sur l’agglomération.

Après une année d’adaptation suite à l’élection, en avril 2014, de Jean-Luc Moudenc à la tête de la mairie de Toulouse et de Toulouse Métropole, la société d’économie mixte (SEM) d’aménagement Oppidea entre en vitesse de croisière. C’est en tout cas le message qu’a voulu faire passer son président-directeur général (P-DG) Gilles Broquère, lors d’un point presse organisé le 30 juin à Toulouse, en insistant sur le rôle de la SEM, «instrument de Toulouse Métropole avant tout».

Au cours des douze derniers mois, elle a ainsi permis le lancement de plus de 2 500 logements sur une dizaine de ZAC. Plus de 1 400 logements sont en cours de construction et 1 500 logements devraient être livrés d’ici à la fin de l’année. En matière de dépenses engagées, le prévisionnel 2015 se monte à 90 millions d’euros HT, dont 34,4 millions d’euros HT en travaux d’infrastructures et 17 millions d’euros HT en travaux bâtiment. De leur côté, les promoteurs et bailleurs sociaux ont réalisé 363 millions d’euros HT de travaux sur les fonciers cédés en ZAC.

 

Nouvelle méthode

 

Portant une trentaine d’opérations, dont 80 % sont des concessions d’aménagement de la Ville de Toulouse ou Toulouse Métropole, elle est née en 2011 de la fusion de trois SEM historiquement implantées sur la métropole toulousaine. L’objectif était de créer un outil à la mesure d’un territoire qui accueille environ 10 000 nouveaux habitants par an. L’ambition demeure la même mais les nouveaux élus veulent un outil plus efficace et plus économe.

Dans ce sens, la SEM a adopté au début de l’année une nouvelle méthode pour réduire le délai d’attribution des droits à construire et la mise au point des projets avant le dépôt de construire. «Nous estimons avoir réduit de 25 % le délai nécessaire pour un programme de logements en ZAC. L’efficacité placée au service de l’avancement des opérations devrait permettre de maîtriser les coûts de mise en œuvre et les prix de sortie», a précisé Emmanuel de Séverac, directeur général délégué d’Oppidea.

 

Simplification

 

Dorénavant, la SEM organisera également une réunion annuelle unique pour présenter aux promoteurs et aux bailleurs sociaux les objectifs d’urbanisation en ZAC, à l’instar des 1 600 logements attribués en droits à construire début 2015.

La simplification du cahier des charges des prescriptions en ZAC est l’autre mesure demandée par les élus. «Nous allons vers une contractualisation des objectifs et moins vers un diktat opérationnel», a déclaré le directeur délégué d’Oppidea.

En parallèle, Oppidea a passé en revue avec la nouvelle équipe d’élus l’ensemble des opérations d’aménagement. «Une dizaine a ainsi fait l’objet d’une révision avec l’objectif d’une «dédensification» en première couronne. Mais il faut aussi construire», a affirmé le PDG d’Oppidea. «Le mot d’ordre du président de Toulouse Métropole est bien de faire mieux, différemment, moins cher, mais pas de faire moins de logements», a-t-il ajouté rappelant les objectifs de plus de 6 000 nouveaux logements par an sur la métropole.

 

Maîtrise foncière

 

En matière de maîtrise foncière, Oppidea, qui a en stock l’équivalent de 200 millions d’euros, va aussi changer de stratégie. L’objectif est de moins exposer la collectivité aux aléas du marché. «Nous n’allons acquérir qu’un tiers ou un quart du foncier, soit 25-30 % du foncier sur une ZAC. Là où cela permet d’avoir une position de verrou ou de régulateur», a indiqué le directeur général délégué d’Oppidea.

Sa mission est maintenant de ramener, fin 2015, à l’équilibre le résultat d’exploitation de la SEM. Elle a réalisé en 2014 un chiffre d’affaires fonctionnement de 52 millions d’euros, dont 7 millions d’euros issus du montant des honoraires perçus. Cela passe par une baisse des charges et une augmentation des produits.

Cela passe aussi par une optimisation des moyens et des dépenses. Elle a déjà eu lieu avec la création de deux pôles opérationnels et d’un pôle commercial et développement.

 

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