Entreprises de BTP

La Saur est reprise par un consortium français

Mots clés : Gestion des déchets - Réglementation des marchés

Le consortium composé de la Caisse des dépôts (47%), du groupe de traitement de déchets Séché Environnement (33%) et d’Axa IM (20%), filiale de l’assureur Axa, a indiqué jeudi avoir conclu l’acquisition de la totalité du capital de la Saur, spécialisé dans la distribution d’eau.
Selon une source proche du dossier citée par l’AFP, le prix d’acquisition est de 1,72 milliard d’euros (dette non comprise), lequel correspond à la base de négociation définie par le fonds PAI Partners, qui avait racheté la Saur au français Bouygues en novembre 2004 pour 1,037 milliard d’euros.

Le transfert de propriété des titres devrait intervenir avant la fin du mois, indique un communiqué commun.
L’acquisition se fait par le biais d’une holding dont le capital est détenu à 47% par la Caisse des dépôts (CDC), 33% par Séché Environnement et 20% par Axa IM.
L’entrée en négociation exclusive, annoncée le 19 mars, de PAI Partners avec le consortium emmené par la CDC aura été un coup de théâtre, alors que la banque australienne Macquarie était présentée comme favorite par Le Figaro lors de la semaine précédente et que plusieurs fonds d’investissement étaient également cités régulièrement.

La Saur revendique en France 5.700 contrats d’eau, soit 5,5 millions de clients, et plus de 1.000 contrats de collecte d’ordures ménagères, concernant plus de cinq millions d’habitants.
En prenant 47% de la Saur, la Caisse des dépôts réemploie une partie du produit de la cession de sa participation de 35% dans la Caisse nationale des Caisses d’Epargne (CNCE) pour 7 milliards d’euros, finalisée en janvier.

Focus

Repères


Préoccupée par l’identité des candidats à la reprise, l’Association des maires de France (AMF) avait fait part, quelques jours avant l’annonce, de « la préoccupation de nombreux maires », qui disaient s’interroger « sur les conséquences en terme d’emplois et d’investissements d’une telle opération conduite d’abord à des fins financières et dans le souci d’une rentabilité accrue ».
La stabilité offerte par la CDC, associée de surcroît à deux sociétés françaises, présentait des avantages évidents pour les collectivités locales, qui délèguent, dans la majorité des cas, la gestion de la distribution de l’eau à une entreprise privée, la Saur étant en compétition avec les deux géants Veolia et Suez.

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