Chantiers

La route en béton, le retour ?

Mots clés : Béton - Réseau routier

A partir du 26 septembre prochain, une route à structure béton sera expérimentée sur la RD 973, en Saône-et-Loire. Ce chantier expérimental, mené par le Centre d’études et d’expertise sur les risques, l’environnement, la mobilité et l’aménagement (Cerema), livrera ses premiers résultats dans trois ans.

La route en béton est-elle de retour ? Du 26 au 30 septembre prochain, un tronçon-test sera réalisé sur la route départementale RD 973, entre les communes de Creusefond et Veuvrotte, en Saône-et-Loire. « Il s’agit d’expérimenter, sur une longueur de 700 mètres environ, les performances sur le moyen terme d’une chaussée réalisée en béton compacté au rouleau (BCR), et de comparer les résultats – d’ici trois à cinq ans – avec ceux d’un tronçon témoin, de 600 mètres de long, dont la structure sera à base de matériaux bitumineux », explique Florent Daï, responsable de l’unité chaussée au laboratoire d’Autun du Centre d’études et d’expertise sur les risques, l’environnement, la mobilité et l’aménagement (Cerema).

« L’idée principale de cette expérimentation est de développer des techniques alternatives à l’utilisation systématique de matières pétrolières dans les matériaux de chaussées », indique Ludovic Miard, responsable de l’unité terrassement au laboratoire d’Autun du Cerema. Sur la section expérimentale, le béton sera mis en œuvre sur une épaisseur de 16 cm. La structure témoin en grave bitume, quant à elle, mesurera 11 cm. Les deux sections seront ensuite recouvertes d’une couche de roulement bitumineuse mince, constituée d’un enduit superficiel. Chaque jour, environ 1 650 véhicules – dont 10 % de poids lourds – empruntent la RD 973, dans les deux sens de circulation.

 

« Revisiter la méthode canadienne »


Si la technique du BCR n’est pas nouvelle dans la construction d’infrastructures routières – elle est née au Canada dans les années 1960, avant d’essaimer dans le reste du monde et en France dans les années 1980 –, le chantier-test de la RD 973 permettra de « revisiter la méthode canadienne », pour reprendre les termes de Florent Daï. « D’une part, le béton sera mis en œuvre à l’aide d’un finisseur – et non d’une niveleuse –, cette technique correspondant à la pratique courante de mise en œuvre des chaussées. D’autre part, le béton utilisé sera plus « écologique », dans la mesure où il sera formulé avec un ciment CEM III, dont la production est moins émetteur de CO2 et moins énergivore que le ciment de Portland traditionnel », fait savoir Ludovic Miard.

A l’heure de la raréfaction du pétrole – et de son inéluctable enchérissement –, le béton (re)deviendrait-il rentable dans la construction routière ?

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  • - Le
    Et pourquoi ne pas utiliser un béton absorbeur de CO2 ou à base vieux pneus ou de bris de verres et avec films solaires intégrés (ça existe déjà )
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