Aménagement

La résilience du bassin minier du Nord-Pas-de-Calais en marche

Mots clés : Bâtiment d’habitation individuel - Démarche environnementale - Gouvernement

Jean-Louis Subileau a remis à Emmanuelle Cosse, ministre du Logement et de l’Habitat durable, et Patrick Kanner, ministre de la Ville, son rapport sur la rénovation des cités minières du Nord et du Pas-de-Calais. Le Moniteur consacrera un dossier au sujet en janvier.

C’est à Lens qu’en décembre 2014, le Président de la République François Hollande avait choisi de présenter le nouveau programme national de renouvellement urbain (NPNRU) 2014-2020. Pour la première fois, le logement social horizontal, autrement dit l’habitat minier, était pris en compte dans la politique de la ville. Pourtant, les acteurs locaux, au premier rang d’entre eux le bailleur social Maisons & Cités, détenteur de 90% de ce parc de 70 000 logements, ne cachaient pas leur déception. Une poignée seulement de cités entrait dans la liste des quartiers prioritaires quand le bassin minier, de Valenciennes à Lens en passant par Douai, en compte… 543.

Il fallait néanmoins voir dans cette considération un signal fort de la volonté du gouvernement de «faire quelque chose» pour ce territoire paradoxal, à la fois inscrit au patrimoine mondial de l’Unesco et en déshérence. La preuve: au mois de juin dernier, le Premier ministre Manuel Valls se déplaçait à son tour à Lens, alors en plein Euro de football, pour annoncer un projet d’intérêt majeur (PIM) pour la rénovation de l’habitat minier.

 

Un plan avant la présidentielle

 

Le Grand Prix de l’urbanisme 2001, Jean-Louis Subileau, déjà très impliqué sur le terrain aux côtés de l’association Euralens, était chargé d’en rédiger le rapport. Ce document vient d’être remis aux ministres Emmanuelle Cosse et Patrick Kanner. Il est consultable sur le site du ministère du Logement et de l’Habitat durable (voir ci-dessous). Cette étape ouvre une nouvelle phase de travail entre l’Etat, les collectivités, les bailleurs sociaux et l’ensemble des acteurs du territoire. Jean-Louis Subileau veut aller vite, c’est pourquoi, plutôt qu’un projet d’intérêt majeur, il propose un contrat partenarial d’intérêt national qui permettrait de «sauter» la case enquête publique, forcément longue et compliquée à l’échelle d’un territoire étiré sur 120 kilomètres. Aujourd’hui piloté par Bernard Cazeneuve, le Gouvernement entend avancer rapidement lui aussi. En déplacement sur ses terres lilloises le week-end dernier, Patrick Kanner, qui rappelons-le présida le conseil général du Nord, a déclaré qu’un plan serait arrêté avant le printemps, comprenez avant l’élection présidentielle. Le ministre de la Ville a même avancé un chiffre: 300 millions d’euros, aide de l’Etat qui serait susceptible d’engendrer 1,2 milliard d’euros de travaux. L’enjeu est énorme. Pour le bassin minier mais également pour toute la région Hauts-de-France.

 

 

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