Réalisations

La rénovation de la Grande Arche de la Défense devrait être terminée en 2017

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Entreprise du BTP

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Gestion immobilière

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Réglementation

L’Etat a confié au groupe Eiffage, associé à l’agence Valode & Pistre, les travaux de rénovation de l’Arche de la Défense d’un montant de 192 millions d’euros. Lancés le 3 décembre, ils sont réalisés dans le cadre d’un bail emphytéotique administratif d’une durée de vingt ans. En 2017, le toit et le belvédère du bâtiment conçu par Johan Otto Von Spreckelsen seront à nouveau accessibles au public et les espaces de travail de la paroi sud entièrement repensés.

Les travaux de rénovation de l’Arche de La Défense ont été lancés le 3 décembre. Le projet prévoit la réhabilitation des espaces de travail de la paroi sud, le réaménagement des espaces publics (toit et belvédère sont fermés depuis 2010) tout en offrant une solution aux désordres constatés sur les marbres des façades. «Nous avons renoncé au marbre et choisi le granit blond avec un traitement de surface donnant la même luminosité. Notre objectif est de donner à l’Arche son aspect d’origine avec de longues décennies sans intervention. Nous avons voulu respecter cette œuvre hors du commun conçue par Johan Otto Von Spreckelsen», a indiqué l’architecte Jean Pistre, à l’occasion d’une cérémonie organisée au sommet de l’Arche.

 

Création d’un pont-promenade

 

Le toit et le belvédère de l’Arche (35e étage) seront de nouveau, en 2017, accessibles au public. Les ascenseurs panoramiques seront rénovés, complétés par des batteries d’ascenseurs de plateau utilisables quelles que soit les conditions météo pour améliorer le flux du public. Les réaménagements prévoient la création d’un pont-promenade retraçant l’axe historique, l’ouverture d’un restaurant, un belvédère réaménagé en jardins, une promenade panoramique offrant une vue splendide. Le toit pourra accueillir des expositions temporaires, et l’Arche des conférences internationales comme la réunion du G7 le 14 juillet 1989. La société City One est chargée de l’exploitation commerciale du toit.

 

Consommation énergétique divisée par trois

 

Dans sa partie sud, l’Arche accueille les services des ministères de l’Ecologie et du Logement. La rénovation lourde du bâtiment permettra de repenser entièrement ces espaces de travail. «L’ensemble de l’architecture intérieure déclinera le thème de la lumière, de la transparence et s’attachera à privilégier la fonctionnalité et la flexibilité des lieux, jusqu’au bureau individuel», a souligné Jean Pistre. 

«Toutes nos réflexions sur la rénovation de la Grande Arche ont été imprégnées par l’optimisation des performances énergétiques de l’édifice», a ajouté l’architecte. Au programme: amélioration de l’enveloppe du bâtiment, remise à neuf des centrales de traitement d’air, mise en place d’un réseau de récupération d’eau de pluie sur le toit. La consommation énergétique sera divisée par trois, passant de 300 kWh/m².an à 100 kWh/m².an. Deux certifications sont visées: «Haute Qualité Environnementale Rénovation bâtiments tertiaires» et «BBC Rénovation».

 

Dialogue compétitif

 

Après la tenue d’un dialogue compétitif, à la mi-octobre, l’Etat a signé avec la société de projet Armaneo, où Eiffage est majoritaire, un bail emphytéotique administratif d’une durée de 20 ans afin de réaliser la rénovation et l’exploitation de l’Arche de La Défense. Eiffage Construction est le mandataire du groupement de conception-construction où figure le cabinet d’architectes Valode & Pistre. Parallèlement, la maintenance est confiée à Eiffage Services, tandis que deux entreprises, Goyer, spécialiste des façades (filiale d’Eiffage Construction Métallique), et Eiffage Energie, travailleront au projet. «Nous avons voulu faire une offre intégrée», a déclaré Pierre Berger, PDG du groupe Eiffage. Après 20 ans, moyennant un loyer de 10 millions d’euros par an, l’Etat, nu propriétaire, récupérera le bien. «L’Etat va faire de substantielles économies de loyer», s’est félicité Francis Rol-Tanguy, secrétaire général des ministères de l’Ecologie et du Logement. Au total, l’investissement atteint 192 millions d’euros, assuré par un apport de fonds propres d’Eiffage à hauteur de 14 millions et d’une dette bancaire levée par Eiffage auprès de la Société Générale et du Banco Santander d’un montant de 178 millions d’euros.

 

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