Projets

La prison de Lutterbach relancée

Mots clés : Architecte - Entreprise du BTP - Établissements pénitentiaires et judiciaires

L’Etat confirme l’objectif de mi-2018 pour le démarrage des travaux du projet de 110 millions d’euros. Si les divers recours locaux contre ce projet contesté échouent. Il a retenu Scau comme architecte et Léon Grosse comme entreprise générale.

Elle avait été perdue de vue au fil des annonces de plans prisons par ministres successifs, mais la prison de Lutterbach (Haut-Rhin) verra bien le jour. Si l’on se fie, en tout cas, à la préfecture du Haut-Rhin qui a annoncé, en fin de semaine dernière, un démarrage des travaux au milieu de l’année prochaine pour une livraison en 2020. Et dévoilé, au détour d’un paragraphe sur le carrefour giratoire de desserte, l’identité du groupement retenu par l’Agence publique pour l’immobilier de la justice (APIJ) et son ministère de tutelle: Scau architecte), Léon Grosse (entreprise générale), Beteg, BG Ingénieurs Conseils et Eodd (bureaux d’études techniques et environnementales).

Le dossier était le «pilote» du programme «3 200 places» sur la période 2015-2017 lancé par Christiane Taubira et sa défense avait été reprise avec vigueur par Jean-Jacques Urvoas, le dernier ministre de la Justice du gouvernement Valls. L’élément déclencheur de la relance est ce rond-point. Sa réalisation est actée par l’arrêté de déclaration d’utilité publique (DUP) modificative du projet de centre pénitentiaire, signé la semaine dernière par le préfet du Haut-Rhin.

Le montant du projet est confirmé à 110 millions d’euros, soit le cadrage budgétaire annoncé il y a plusieurs années. Il créera 520 places de détention dans sept quartiers d’hébergement. Non sans une certaine emphase, la préfecture en salue une architecture qui «comportera une dimension humaine forte» et sera «gage d’une insertion harmonieuse dans le paysage alsacien» par sa forme octogonale et le «travail de végétalisation».

Moins enthousiaste, le maire de Lutterbach, Rémy Neumann entend poursuivre le combat devant la justice administrative pour empêcher la réalisation, au motif principal de la localisation en zone à risque d’inondation, argument que réfute l’Etat. La commune située en périphérie de Mulhouse va probablement déposer un recours contre le nouvel arrêté de DUP, comme elle l’a fait pour le projet de centre lui-même, affaire pendante auprès du tribunal administratif de Strasbourg.

 

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