Industrie/Négoce

« La prise de contrôle d’Anjac CSI par Téréva sera progressive »

Mots clés : Chauffage - froid - Distribution

La filiale de Martin Belaysoud Expansion (MBE) va racheter, d’ici à 2019 au plus tard, Anjac CSI et ses 46 points de vente. Avec l’ambition de devenir le numéro 3 du sanitaire-chauffage. Patrick Martin, pdg de MBE, et Aurélien Chaufour, pdg d’Anjac, réunis pour Négoce, détaillent l’ensemble du processus et des chiffres de l’opération.

Quelles sont les modalités de la prise de contrôle du pôle Anjac CSI par Téréva ?

Patrick Martin (pdg de Martin Belaysoud Expansion) – « La prise de contrôle est progressive. Dans un premier temps, Téréva, filiale à 100% de Martin Belaysoud Expansion (MBE), a acquis fin juillet 48% du capital d’Anjac CSI et de sa filiale Mabille, qui contrôle elle-même 5 filiales du secteur de la plomberie, sanitaire et chauffage, et compte 48 points de ventes (voir encadré, ndlr). Le solde du capital, soit 52%, sera acquis lorsqu’Aurélien Chaufour, le pdg d’Anjac (maison-mère d’Anjac CSI, ndlr), nous donnera le feu vert, soit début 2018, soit au plus tard début 2019. Jusqu’à ce que l’on acquière à 100% Anjac CSI, nous sommes un actionnaire important mais minoritaire, et non impliqué dans la gestion. »

Pourquoi cette prise de contrôle n’est-elle pas immédiate ?

Aurélien Chaufour (pdg d’Anjac) – « Le groupe Anjac a lancé un chantier de réorganisation d’Anjac CSI afin, notamment, de nous développer sur le plan commercial. Notre souhait est de mener ce projet à bien et à son terme. Le pôle ne changera pas de mains avant. »

P.M. – « Ce calendrier échelonné est quasi-parfait pour nous : dans l’intervalle, j’ai à faire aboutir chez MBE au moins deux chantiers : la montée en puissance de notre offre e-commerce, qui pèse déjà 9% de notre chiffre d’affaires, et la modernisation continue de notre organisation logistique. Un troisième volet est lié directement au rachat programmé d’Anjac CSI. Il nous faut renforcer notre management fonctionnel et opérationnel. Ce calendrier nous laisse donc le temps de moderniser nos entreprises, et de nous préparer. »

Comment êtes-vous entrés en discussions ? Est-ce via Agilo, votre centrale d’achat commune ?

A.C. – « Une opération de ce genre ne naît pas comme cela. Nos deux sociétés et nous-mêmes nous connaissons depuis plus longtemps qu’Agilo, fondée il y a moins d’un an (en janvier 2015, ndlr). Ce recul et l’expérience réussie d’Agilo nous permettent de dire que, dans la construction de nos deux groupes, il y a des valeurs communes. C’est rassurant pour l’avenir. »

P.M. – « En lançant Agilo, nous n’étions pas  dans une perspective de rapprochement. Mais, au final, il est clair que cela a contribué à ce que l’on se connaisse mieux, à ce que nos collaborateurs travaillent ensemble, qui plus est dans une excellente ambiance. De plus, nous avons pu constater que, sur le plan de l’offre produits ou des marques, nos approches sont compatibles. »  

Pourquoi Anjac quitte le négoce ?

A.C. – « Nous ne raisonnons pas comme cela. Anjac a une longue histoire et nous ne la renions pas ! Nous sommes simplement arrivés dans une phase de développement qui appelle un...

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