Energie

La première éolienne en mer en France récompensée

Mots clés : Energie renouvelable - Entreprise du BTP - Établissements industriels, agricoles, ICPE - Gares, aéroports - Transport maritime - Travaux publics

Le projet Floatgen, dont la construction par Bouygues Travaux Publics s’achèvera prochainement dans le port de Saint-Nazaire, a remporté le prix Energies Renouvelables des Trophées de la Transition Energétique 2017 de notre confrère L’Usine Nouvelle.

Mardi 16 mai, en présence de Jean Jouzel, climatologue et ancien vice-président du GIEC, la troisième édition des Trophées de la Transition énergétique a consacré Floatgen, un démonstrateur d’éolien en mer flottant équipé d’une fondation flottante conçue par le spécialiste français Ideol. Construite par Bouygues Travaux Publics sur le port de Saint-Nazaire, cette éolienne sera installée au large du Croisic sur le site d’essais SEM-REV opéré par Centrale Nantes.

A ce jour, plus de 80 % de la coque en béton de la fondation flottante est déjà construite. L’ensemble du système d’ancrage a été fabriqué et sera installé en mer sur le site du SEM-REV en juin, avant la mise en service du démonstrateur avant la fin 2017.

Cette récompense est un joli coup de pouce pour une filière prometteuse mais à laquelle la France commence tardivement à s’intéresser. Alors que plus de 3600 éoliennes sont en fonctionnement aujourd’hui dans le monde (représentant un investissement cumulé de plus 65 Mds d’euros depuis 2010), en France, aucune éolienne n’est actuellement implantée en mer. La première sera donc flottante, et ce sera Floatgen. « L’éolien flottant est l’avenir de l’éolien en mer », affirme Paul de la Guérivière, P-DG de la start-up Ideol, qui porte ce projet et qui a gagné des contrats à l’export au Japon, au Royaume-Uni et en Irlande.

 

Alvéoles

 

L’originalité du concept d’Ideol repose sur un système de fondation flottante en anneau carré avec une ouverture centrale, appelée « Damping Pool », qui offre une stabilité optimisée à moindre coût. A la différence des autres solutions flottantes, majoritairement en acier, ce flotteur, doté de 16 alvéoles, est réalisé en béton armé précontraint. « Nous avons développé une formulation spécifique de béton léger – avec des billes expansées – et autoplaçant », explique Nicolas Jestin, directeur commercial de Bouygues TP, qui s’appuie sur un savoir-faire hérité de la construction en série de caissons pour les ouvrages portuaires, comme pour la digue du port de Tanger Med II, au Maroc.

En France, quatre projets d’éoliennes flottantes ont été lancés avec des objectifs d’installation entre 2020 et 2021 : trois en Méditerranée et une en Bretagne, à Groix, où Vinci, associé à DCNS, réalisera des flotteurs mixtes acier-béton. « L’avantage des éoliennes flottantes est de pouvoir être installées en haute mer, ce qui réduit les impacts visuels, et dans des zones très venteuses, ce qui donne d’excellents rendements », poursuit Paul de la Guérivière.

 

 

 

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