Bâtiment

La nouvelle jeunesse de la place forte de Mont-Dauphin

Mots clés : Enfance et famille - Établissement militaire

Le Centre des monuments nationaux a investi plus de 3 millions d’euros dans la restauration de cet ensemble monumental conçu par Vauban, permettant de garantir la conservation et d’améliorer la présentation de la porte de Briançon, de la caserne Rochambeau, de la batterie du balai et de la poterne Campana. Il poursuivra cette vaste campagne avec des travaux sur la poudrière à partir de l’automne.

Chef-d’oeuvre d’architecture militaire de montagne construit à partir de 1693, Mont-Dauphin est l’une des neuf places entièrement créées par Vauban parmi les trois cents sur lesquelles il est intervenu. Jamais assiégé, cet ancien avant-poste n’a connu qu’un seul fait d’armes en 1940. Classé au titre des monuments historiques depuis 1966 et inscrit au patrimoine mondial de l’Unesco depuis 2008, le site est un témoignage précieux de l’architecture et de la science militaires du XVIIe siècle.

Après avoir restauré l’escarpe encadrant la porte de Briançon jusqu’en 2014, le Centre des monuments nationaux (CMN)  a mené en 2015 un important et nécessaire chantier de restauration du comble de la caserne Rochambeau, dotée d’une remarquable charpente « à la Philibert Delorme », c’est-à-dire une charpente réalisée par assemblage d’éléments de dimensions réduites permettant de libérer l’espace des combles, élevée de 1819 à 1823 sur les casemates du XVIIIe siècle.

Le CMN a également procédé à la réparation du mur d’escarpe de la batterie du balai et de la poterne Campana, qui présentaient des effondrements par endroits. Cette opération s’est achevée ce printemps.

En septembre prochain, un chantier de dépollution de la poudrière nécessitant la dépose de son plancher sera mené par une entreprise spécialisée dans le déminage afin de le débarrasser de toutes les poussières de poudre qui y sont incrustées.

Le CMN propose des visites guidées de la place forte qui ont été suivies en 2016 par près de 10 000 visiteurs.

Focus

La campagne de restauration

2O13 : Escarpe encadrant la porte de Briançon (395 OOO €)

2O15 : Caserne Rochambeau, premier tiers (2 45O OOO €)

2O16-2O17 : Mur d’escarpe de la batterie du balai et poterne Campana (18O OOO €)

2O17 : Poudrière (4O8 OOO €)

2O19-2O2O : Caserne Rochambeau, deux tiers restants (1 3OO OOO €)

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