Entreprises de BTP

« La notion de performance est devenue primordiale dans les métiers du plâtre et de l’isolation », Philippe Caillol, président de l’UMPI-FFB

Mots clés : Produits et matériaux

Philippe Caillol, président de l’Union des métiers du plâtre et de l’isolation (UMPI-FFB), établit un bilan de son action à la tête du syndicat durant neuf ans. Et reste, malgré la crise, optimiste sur l’avenir de ces métiers. Il passera la main, le 23 octobre, lors de l’assemblée générale de son organisation, durant laquelle son successeur sera élu.

Comment s’est passée l’année 2015 pour les entreprises de plâtre et d’isolation ?

Philippe Caillol : Comme tous les autres corps d’états, nous rencontrons des difficultés. Cette crise a la particularité d’être très longue, nos trésoreries sont à plat. Ces dernières années, les entreprises ont imaginé toutes les solutions possibles et imaginables pour réduire les coûts. Mais ce que je retiens de cette situation, c’est que les hommes et les femmes de notre profession mettent un enthousiasme extraordinaire dans l’exercice de leur métier. De mes huit années de vice-présidence et neuf années de présidence à l’UMPI, je retiens en premier lieu la qualité des gens que j’ai rencontrés. Malgré toutes les difficultés, ils gardent foi dans leur métier et le font progresser. J’en suis estomaqué !

 

Au moment de passer la main au prochain président de l’UMPI, quel bilan tirez-vous ?

Ph. C. : Nous avons essayé de poser les fondations d’un socle solide pour la profession. Nous nous sommes appuyés sur deux convictions : la passion du métier et l’importance du travail collectif. Je retiens notamment l’importante production documentaire et technique (guides, recommandations, DTU, fiches pratiques, études…), visant à simplifier le quotidien de l’entrepreneur. Et puis notre volonté de fédérer les métiers du plâtre et de l’isolation, l’intégration des staffeurs, des plafistes… Sans oublier les travaux effectués en collaboration avec les industriels du plâtre et ceux du plafond modulaire. Ainsi, à l’occasion du prochain congrès, lors de nos rencontres des métiers du plâtre et de l’isolation, les industriels et leurs syndicats seront présents.

 

Quelles sont, dans votre métier, les principales évolutions dont vous avez été témoin durant ces neuf années de présidence ?

Ph. C. : La notion de performance est devenue primordiale. Il faut dire qu’elle s’était éloignée des métiers du plâtre. Aujourd’hui, on ne parle plus que de ça : acoustique, isolation, coupe-feu, stabilité au feu… C’est devenu déterminant. Les produits que nous posons sont de plus en plus performants. C’est le signe d’une profession en mouvement. Autre changement notable : l’offre globale s’impose petit à petit, dans le fil du signe qualité RGE. Travailler ensemble fait aujourd’hui partie du quotidien de nos adhérents.

 

L’une des tables rondes de vos rencontres des métiers concernera la relation client. De quelle manière celle-ci a-t-elle évolué ?

Ph. C. : Nous ne parlons plus au client de la même façon qu’avant. Il nous faut être encore plus à l’écoute de celui-ci. Nous nous sommes progressivement installés dans le monde de la décoration, de l’aménagement intérieur. Nous avons en outre la possibilité de lui parler de garantie de performance de nos ouvrages ou encore de crédits d’impôt. Par ailleurs, avec Internet, les clients croient être bien informés. Il nous faut donc lutter contre certaines informations erronées qui circulent en se montrant à la hauteur techniquement.

 

Vous évoquez également, durant votre assemblée générale, la révision du brevet professionnel « plâtrerie et plaque »…

Ph. C. : Cette réforme a été engagée début 2015, je ne pensais pas qu’elle aboutirait avant la fin de mon mandat, pourtant c’est le cas ! Nous aurons un nouveau brevet professionnel l’année prochaine. Cela a été un travail fantastique réalisé avec les gens de l’Education nationale qui avaient envie de faire évoluer le métier. Nous étions très loin de l’image de « mammouth » accolée à cette administration !

 

Si vous aviez un message à faire passer à l’équipe qui succédera à la vôtre à la tête de l’UMPI, quel serait-il ?

Ph. C. : La  réussite en matière syndicale est toujours collective. Nous avons passé, toutes ces années, beaucoup de temps à échanger entre membres de la filière et avons appris à nous connaître et donc à mieux nous comprendre. Nous avons, grâce à cela, fait beaucoup de choses, mais on peut faire mieux encore. Il faudrait également passer plus de temps à considérer ce qui nous rapproche que ce qui nous divise. Il faut davantage positiver et moins songer à défendre des prés carrés. Notre congrès sera placé sous le signe de l’harmonie. C’est d’ailleurs pourquoi un chef d’orchestre y sera invité, et commentera chacun des thèmes que nous aborderons en le mettant en perspective avec son activité artistique. C’est par cette harmonie et cette écoute que nous pourrons continuer à faire progresser la profession.

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