Matériaux et équipements

La micro-architecture au cœur des «Défis du bois»

Mots clés : Architecture - Bois - Démarche environnementale

Pour sa onzième édition, la manifestation vosgienne a fait évoluer son concept et demande aux 50 candidats de produire des constructions durables, fonctionnelles et mobiles. Les lauréats ont été dévoilés le 16 juin.

Plus technique, plus fonctionnel, plus durable : le concept des «Défis du bois», organisés du 9 au 16 juin à Epinal, a évolué à l’occasion de la onzième édition de la manifestation. Les cinquante candidats répartis en dix équipes avaient pour mission de réaliser des «micro-architectures prototypes, pouvant être exploitées par un partenaire privé et valorisant, en plus du bois, des matériaux à recycler». Lauréate de ce concours : la Tour Lorraine, en photo ci-dessous.

Ces «Défis du bois 3.0» ont voulu démontrer la capacité de la filière à s’adapter aux enjeux environnementaux en faisant plus avec moins. L’économie de moyens doit se combiner avec une plus grande fonctionnalité. Pour la première fois, l’Ecole nationale supérieure des technologies et industries du bois (Enstib) et l’École nationale supérieure d’architecture de Nancy (Ensan), co-organisatrices, demandaient à ce que les réalisations résistent dans le temps et soient mobiles. «Ces nouvelles exigences incitent les équipes à passer un cap en termes de conception et de réalisation des projets, avec une exigence technique encore plus poussée», résume Pascal Triboulot, directeur de l’Enstib.

 

Des compagnons charpentiers aux côtés des architectes et des ingénieurs

 

Finies donc les escapades sur les rives de la Moselle comme en 2013, ou au parc du Cours comme l’an dernier, c’est sur le campus de l’Enstib que la compétition se déroulait cette année, pour que les étudiants bénéficient du parc de machines de l’école. La composition des équipes a elle aussi évolué pour mieux coller à la réalité des chantiers : des apprentis et des compagnons charpentiers ont pris place aux côtés des candidats ingénieurs et architectes. Autre évolution majeure, la conception a été anticipée afin de favoriser la qualité des projets et de réserver la semaine de manifestation à la seule réalisation.

La poésie n’a pas disparu de la manifestation, ne serait-ce que pour le thème retenu pour cette édition 2015 : «Kyûkeiyô no koya», soit «Petite maison pour se reposer» en japonais. Les constructions ont vocation à s’installer dans la nature, avec au moins une paroi ouverte sur le cadre végétal, et une fenêtre pour s’ouvrir au spectacle extérieur par tous temps.

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