Collectivités territoriales

La métropole du Grand Paris dans le collimateur de François de Mazières

Mots clés :

Etat et collectivités locales

Pour le député-maire (DVD) de Versailles, la métropole du Grand Paris est une «véritable aberration», « le nouveau scandale du millefeuille administratif»… Dans une tribune parue chez nos confrères de L’Opinion, François de Mazières déplore la création d’un nouvel échelon administratif et affirme que «le Grand Paris n’a pas besoin d’autre institution que l’actuelle région Ile-de-France».

François de Mazières, député-maire DVD de Versailles (Yvelines) se livre, dans une tribune parue sur le site web de L’Opinion, à une attaque en règle contre la métropole du Grand Paris, créée le 1er janvier 2016 et dont le président sera élu le 22 janvier. Pour l’ancien président de la Cité de l’architecture et du patrimoine, le nouvel établissement public de coopération intercommunale, qui regroupe 131 communes (dont Paris) et 7 millions d’habitants, est «une véritable aberration» et «le nouveau scandale du millefeuille administratif». Prenant l’exemple de la métropole de Lyon qui «fusionne ville et département», François de Mazières déplore que «l’Ile-de-France se dote d’un nouvel échelon ne correspondant à aucune compétence spécifique» avant de rappeler que «les transports sont gérés au niveau de la région» et que les pôles économiques de Paris Saclay (15% de la recherche française) et Roissy–Charles de Gaulle «sont hors du champ de la métropole mais bien dans celui de la région». A l’inverse, ajoute-t-il, «ce nouvel ensemble n’est adapté ni à une gestion de proximité, ni à la question du logement.»

Le député des Yvelines s’étonne également du montant du budget de la métropole du Grand Paris. «Qui peut croire qu’une collectivité de cette taille se contentera d’un budget de 70 millions d’euros ?», accusant le gouvernement et le Parlement «de maquiller les chiffres pour justifier ce double niveau de compétences».

En conclusion, François de Mazières estime que «le Grand Paris n’a pas besoin d’autre institution que l’actuelle région Ile-de-France, dotée d’une puissante administration et d’une présidente élue démocratiquement par des millions de Franciliens».

 

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