Transport et infrastructures

« La maison France du ferroviaire ressoudée… pour combien de temps ? » par Maxime Bitter

La grande vitesse ferroviaire est une musique qui se joue en trio. Le TGV est une marque détenue par la SNCF ; la LGV est la ligne construite par RFF et l’AGV est l’automotrice d’Alstom.
Ce record mondial est donc le fruit d’une histoire, celle de la Maison France du ferroviaire, avec ses trois grandes spécialités: le matériel, l’infrastructure, et l’exploitation. Et un record du monde s’obtient parce que les trois musiciens jouent la même partition, avec l’Etat en chef d’orchestre.
Si en France, l’Etat veille au grain, comment nos champions mondiaux vont-ils vendre ce record à l’international ? Les 574 km/h donnent légèrement plus de 355 miles/h. Un beau chiffre. Fabian Nunez, président de l’Assemblée de l’Etat de Californie qui étudie une liaison à grande vitesse de 1.100 km reliant Sacramento à San Diego en passant par San Francisco et Los Angeles appréciera. Et les mains du ministre de l’Equipement, qui ont serré le jour du record celles du représentant californien, deviennent le temps d’un exploit celles d’un maestro.

Maxime Bitter est journaliste au Moniteur, en charge des transports.

Nous écrire : courrier.moniteur@groupemoniteur.fr

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