Réalisations

La liaison Lyon-Turin devient « une réalité »

La liaison ferroviaire à grande vitesse Lyon-Turin est entrée dans une phase décisive, a indiqué jeudi le ministre de Transports Dominique Perben, ajoutant qu’il ne s’agissait plus d’un projet mais « d’une réalité qui commence ».

M. Perben était à La Praz en présence du commissaire européen aux Transports Jacques Barrot, de la coordinatrice européenne du projet, l’Espagnole Loyola de Palacio, et de nombreux élus régionaux et locaux pour l’inauguration de la troisième descenderie de la partie du tunnel transfrontalier entre la France et l’Italie.
Le ministre italien des Transports, Pietro Lunardi, s’était fait excuser et était représenté par l’un de ses conseillers.

M. Perben a estimé que le grand nombre de représentants officiels présents montrait la « forte mobilisation pour ce magnifique projet ».
Mme de Palacio, à qui M. Barrot a succédé au sein de la Commission européenne, a elle aussi estimé que le lancement du chantier de La Praz, dernier chantier préliminaire avant le début du creusement du tunnel de base, prévu pour 2010, montrait la volonté des gouvernements français et italien et de l’Union européenne d' »aller de l’avant dans les délais prévus ».
« Il manque encore quelques décisions de la part des deux gouvernements, mais ce projet est essentiel non seulement pour les deux pays, mais surtout pour la construction européenne, qui doit garantir la libre circulation des biens et des personnes », a déclaré Mme de Palacio.

Jacques Barrot a indiqué de son côté qu’il espérait que les perspectives financières 2007-2013 de l’Union européenne seraient adoptées d’ici à la fin d’année. « Elles dépendent de la décision des chefs d’Etats européens et j’espère qu’ils seront à la hauteur », a-t-il dit.
Il n’a en revanche pas souhaité préciser le niveau de financement que l’UE accordera aux travaux sur le tunnel transfrontalier de 53,7 km, dont le coût est estimé à 6,7 milliards d’euros.
« Nous espérons aller vers un taux élevé, autour d’un tiers du montant total, ou de la moitié », a-t-il seulement indiqué, tout en rappelant que l’UE avait déjà financé 40% des études préliminaires.

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Selon un accord de mai 2004, la part restant à la charge des pays sera financée à 63% par l’Italie et à 37% par la France.
La construction du tunnel transfrontalier entre dans le cadre plus large de la création d’une liaison ferroviaire à grande vitesse Lyon-Turin, qui mettra Turin à 3 heures 30 de Lyon, contre 5 heures 20 actuellement, grâce à la construction de 300 km de voies nouvelles. Le coût total de la liaison est estimé à 12,5 milliards d’euros et la fin des travaux est prévue à l’horizon 2015-2018.
L’autre objectif majeur du tunnel est de faire passer la part du rail dans le fret transalpin de 30% environ en 2000 à près de 50% en 2015, tout en absorbant l’accroissement prévisible du trafic de près de 60% sur cette période.

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