Transport et infrastructures

La gare de Lorient: prouesse architecturale et projet urbain

Mots clés : Bois - Gares, aéroports - Transport ferroviaire

Inspirée de l’histoire maritime de la ville avec sa forme en coque de bateau en bois, la nouvelle gare TGV a été l’occasion de repenser sa place dans la ville et de donner naissance à un nouveau quartier imaginé par Nicolas Michelin.

Visite du chantier de la nouvelle gare TGV qui sera inaugurée le 17 mai et découverte de la gare routière interurbaine et de la passerelle reliant le nord de la ville au centre-ville, animations, spectacle de rue sur le thème du voyage, plongeon dans l’univers ferroviaire avec une maquette interactive «grand format», café-chantier, photocall, réalisation d’une fresque, visite virtuelle du nouveau quartier Lorient Odyssée dans un espace vidéo immersif, etc., la Ville de Lorient a mis les petits plats dans les grands pour sensibiliser et informer ses habitants. Car cette nouvelle gare est un projet majeur pour une agglomération qui compte quasiment autant d’habitants que Brest, déclarée «métropole» récemment. «C’est un projet phare car il répond à plusieurs enjeux majeurs: la mobilité, l’économie, l’urbanisme, le logement, etc.» explique Norbert Métairie, maire de Lorient et président de Lorient Agglo.

 

Coque de bateau

 

Cette nouvelle gare, c’est d’abord une architecture unique imaginée par l’Arep. Une forme aérienne et ouverte en coque de bateau, longue de 115 mètres, habillée de bois, de béton fibré (Befup) et de verre. C’est aussi un pôle d’échange multimodal avec un nouveau quai TER, une gare routière interurbaine, voie prioritaire pour le Triskell (BHNS), des parkings vélos et voitures, etc. Mais c’est surtout un vrai projet d’urbanisme. «La volonté est d’établir un espace généreux d’accueil du public qui s’inscrit naturellement dans le paysage urbain» a déclaré Etienne Tricaud, architecte et président d’Arep.

Réimplantée au sud des voies, la nouvelle gare reliera directement le centre-ville, le port et ses commerces. Une passerelle en bois enjambe les voies pour relier les quartiers nord au centre-ville tout en distribuant les différents quais. Au sud, un vaste parvis reste encore à être finalisé. La prochaine étape est la démolition d’une partie de l’Orientis, qui abritait un bureau de Poste déjà réinstallé dans la gare encore en chantier. Cette démolition va permettre de révéler véritablement l’ouvrage en l’ouvrant sur un vaste boulevard donnant sur le centre-ville.

 

Un nouveau quartier

 

Enfin, cette nouvelle gare est l’occasion de créer, côté ouest du parvis, un nouveau quartier dont l’organisation en dix îlots ponctués de sept émergences a été confiée à l’architecte-urbaniste Nicolas Michelin. Sur 15 hectares, ce nouveau quartier pourrait accueillir à terme 100 000 m2 de constructions neuves: 32 000 m2 de bureaux, 28 000 m2 de commerces, 42 000 m2 de logements, dont 20% de logements sociaux. Cela pourrait représenter quelque 2 500 emplois et 1 200 habitants supplémentaires. Le premier îlot est prévu pour 2018 avec deux immeubles présentés comme des «phares» puisque le plus haut atteindra douze étages. Conçu par Nicolas Michelin pour «donner le ton au futur quartier», ils développeront 111 logements, des bureaux, des commerces et un hôtel-restaurant face à la gare.

 

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