Transport et infrastructures

La France va prêter 200 millions d’euros à l’Egypte pour le métro du Caire

La France s’apprête à consentir à l’Egypte un nouveau prêt à des conditions privilégiées de 200 millions d’euros pour l’extension du métro du Caire qui sera notamment construit par Vinci, a-t-on appris mardi de sources égyptiennes proches du dossier.

Entre autres décisions attendues, ce prêt concessionnel doit être annoncé lors de la partie officielle, les 22 et 23 décembre, de la visite en Egypte du Premier ministre français François Fillon, ont précisé ces sources.
Il sera assorti de conditions très favorables en termes de durée et de taux d’intérêt, et devra être affecté à la réalisation par des firmes françaises de la deuxième tranche de la troisième ligne du métro du Caire.

A ce protocole financier dans le cadre de la procédure « Réserve pays émergents » (RPE), un prêt complémentaire de 100 millions d’euros sera également accordé par l’Agence française du développement (AFD).
Ces deux prêts, dont le second n’est pas nécessairement lié à des contrats pour des sociétés françaises, entrent dans le cadre de l’aide publique française au développement.

Les entreprises françaises, en particulier Vinci, ont remporté la grande majorité des lots des deux premières lignes (sans le matériel roulant) et des deux premières phases de la troisième ligne du métro du Caire.

Avec la construction de la troisième ligne de 33 km en axe est-ouest qui ira jusqu’à l’aéroport, le métro du Caire dépassera 100 km. Il devrait transporter 5 millions de passagers par jour à l’horizon 2020.

Lors de la visite de M. Fillon, indique-t-on de mêmes sources, un autre prêt AFD de 25 millions d’euros pour des projets de développement centré sur la gestion des ressources en eau en bordure ouest du delta, devrait être annoncé.
Un autre prêt AFD de 30 millions d’euros pour le financement d’environ 500 PME le sera ultérieurement, alors que cette agence française, qui a ouvert un bureau au Caire en 2007, envisage un plan ambitieux d’intervention en Egypte.
Un accord cadre (MOU) de coopération pour la réorganisation du commerce intérieur égyptien devrait être aussi signé. En revanche un accord sur les flux migratoires ne sera pas encore finalisé.
M. Fillon doit également présider avec son homologue égyptien Ahmad Nazif un conseil présidentiel des affaires franco-égyptien, une instance fondée en 2006 regroupant à parité quarante chefs d’entreprises des deux pays.
Ce comité, qui ne s’est pas réuni depuis décembre 2007, se donne pour objectif l’examen de dossiers stratégiques de coopération bilatérale.

©AFP

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