Bâtiment

« La forme de la toiture du stade Vélodrome a été optimisée grâce à nos travaux », Jérôme Vinet de l’institut Carnot CSTB

Mots clés : Conception - Établissements sportifs couverts - Sport - Travail

Alors que l’Euro bat son plein, Jérôme Vinet, ingénieur et chef de projet sur les grands ouvrages au sein de l’institut Carnot CSTB, se félicite des conditions de confort et de sécurité dans lesquelles les visiteurs sont accueillis dans les différents stades, en particulier au nouveau stade Vélodrome à Marseille.

Quelles étaient les problématiques sur le stade Vélodrome ?

Jérôme Vinet : Le cas de Marseille est particulier, puisque le stade est exposé aux vents forts, en particulier au mistral. La proximité de la mer crée également des incidences de vent particulières et différentes de celles de la ville. L’objectif était donc double : il fallait assurer le confort des spectateurs dans l’enceinte et sur le parvis. Mais pendant les trois ans qu’ont duré les travaux, il fallait également assurer la sécurité des spectateurs, puisque les travaux s’interrompaient pendant les phases de championnat. La démolition de la tribune Jean Bouin a été, par exemple, particulièrement critique, puisqu’une faille s’est créée, permettant au vent de s’engouffrer dans le stade.

 

En quoi a consisté votre travail ?

J. V. : Nous avons utilisé quinze configurations différentes d’une maquette au 1/250e afin de la tester en soufflerie climatique. Cette maquette a été conçue pour être le plus modulable possible et nous permettre d’étudier dans le détail chaque configuration ou presque. Ainsi chacun des virages a été étudié précisément afin de regarder aussi bien les impacts du vent sur la structure treillis, puis sur la toile tendue, etc. Dans le détail, la maquette a été équipée de 500 prises de pression, ce qui nous a permis de visualiser instantanément les champs de pression sur la toiture et en dessous. Les données de pression à l’arrachement ou en compression transmises aux bureaux d’études leur permettaient de consolider la structure et d’optimiser les cas de charges.

 

Comment avez-vous travaillé sur la pluie et ses conséquences ?

J. V. : Sur ce point, nous avons mené des simulations numériques afin d’étudier les problématiques de la pénétration de la pluie dans le stade. Un vent moyennement fort suffit à propager la pluie dans les tribunes et les rendre inconfortables. Grâce à la modélisation numérique, nous avons pu réduire les zones à risque de mouillabilité. Les évolutions de la forme de la toiture, en particulier son ouverture elliptique, ont ainsi pu être analysées et optimisées grâce à nos travaux.

 

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