Chantiers

La flèche de la cathédrale de Rouen s’offre sept ans de réfection

Mots clés : Établissements de culte, funéraire - Matériel - Equipement de chantier - Rénovation d'ouvrage

L’entreprise Tubesca-Comabi a mis en place le premier étage de l’échafaudage qui va permettre d’amorcer la restauration de la flèche de la cathédrale Notre-Dame de Rouen. Un chantier étalé sur sept ans qui culminera dans sa dernière phase à 152 mètres de hauteur.

A 55 mètres au-dessus du sol, point haut de l’échafaudage à ce jour, l’impression est déjà saisissante. La déambulation sur les planchers impose d’enjamber les gargouilles. On mesure alors la prouesse technique que réclame un tel Meccano. Tubesca-Comabi, leader français des solutions d’accès et de travail en hauteur (74 millions d’euros de CA en 2015 et 320 collaborateurs), et l’entreprise Lanfry, spécialiste du patrimoine, ont répondu en groupement au marché de restauration de la flèche de la cathédrale Notre-Dame de Rouen, qui consiste en la rénovation des deux matériaux qui la composent, à savoir le Corten et la fonte. Pour les férus d’Histoire, rappelons que Georges Lanfry, qui racheta la société Baron en 1921, est considéré comme le «sauveur» de la cathédrale de Rouen, pour avoir d’abord pris soin de l’étayer en prévision des bombardements puis avoir amorcé sa restauration après la guerre sans attendre les subsides de l’Etat.

Pour ce chantier hors normes, le bureau d’études de Tubesca-Comabi a conçu un échafaudage sur-mesure. Le matériau utilisé est néanmoins un produit standard de la maison: le multidirectionnel M368 en huit positions, qui permet d’adapter l’échafaudage à l’architecture complexe et asymétrique de l’édifice, dont les nombreux éléments en excroissance exigent un ancrage dans les joints de pierre. C’est l’assemblage qui fait la valeur ajoutée. «Vous avez beau faire tous les calculs possibles en amont, sur ce type de monument vous avez toujours droit à votre lot de surprises en cours de montage, explique Erwan Thomas, chargé d’affaires chez Tubesca-Comabi. C’est alors à l’homme, et non plus à l’ordinateur, de trouver dans l’instant la solution au problème qui se pose à lui.»

 

Platelages

 

«L’échafaudage est la plus grosse partie d’un tel chantier», explique Jean-Baptiste Spinicci, directeur des ventes chez Tubesca-Comabi. C’est en effet celui-ci qui va permettre à Lanfry d’établir un diagnostic précis des travaux à réaliser. La Drac de Haute-Normandie, maître d’ouvrage de cette opération de 14 millions d’euros, a étalé celle-ci sur sept ans, période durant laquelle l’échafaudage montera en sept phases jusqu’à 152 mètres. Un système de platelages installés tous les 20 mètres permettra de supporter la structure métallique.

Il faudra compter environ un mois et demi pour élever un «étage», ce «travail d’horloger» (dixit Jean-Baptiste Spinicci) étant confié à une équipe réduite de quatre monteurs. Le premier platelage a été mis en place à 38 mètres de hauteur. Accessible par ascenseur, celui-ci offre une surface de 130 m2 servant pour le stockage de marchandises. Sur les phases 3 à 6, l’échafaudage sera totalement bâché afin de protéger les plombages. L’installation prévoit également la récolte des eaux de nettoyage: un système étanche d’évacuation des eaux usées longera la flèche de son point culminant jusqu’au sol. La septième et dernière phase sera consacrée au démontage. Nous serons alors en 2022…

 

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