Entreprises de BTP

La FFB milite pour un patronat indépendant et performant

Mots clés : Télécommunications

Après une interview sur le site internet du quotidien L’Opinion de son président Jacques Chanut défendant une nouvelle vision du paritarisme et « la suppression de toute forme de subsides publics, de taxations, de prélèvements obligatoires » pour les organisations patronales, la Fédération française du Bâtiment dégaine neuf propositions pour assurer « un patronat indépendant et performant ».

Pour le président de la FFB, Jacques Chanut, « il y a des endroits où (le paritarisme) est à bout de souffle » (L’Opinion du 19 octobre 2016). Alors au moment où justement certains candidats de la priaire de droite remettent en cause le paritarisme et les corps intermédiaires, la FFB décidé de faire des proposition pour relancer la machine. « Aujourd’hui, les corps intermédiaires sont attaqués, notamment par les politiques. Nos organisations patronales ont une responsabilité en la matière », insiste le président de la FFB toujours dans L’Opinion.

Pour assurer « un patronat indépendant et performant », la FFB propose en premier lieu la fin des financements publics.

Actuellement, les ressources des syndicats de salariés et des organisations patronales proviennent des cotisations, mais aussi des subventions publiques accordées au titre du financement du paritarisme. « Aujourd’hui, même si rien n’est illicite ou occulte, le financement des organisations est illisible, opaque », constate Jacques Chanut.

 La FFB veut donc :

– Assurer l’intégralité du financement des organisations patronales par les cotisations.

– Mettre un terme à l’ensemble des participations financières d’organismes paritaires.

– Demander aux fonctionnaires souhaitant travailler dans les organisations patronales de démissionner de la fonction publique.

Autre axe d’action : la gestion optimisée des mandats. La FFB entend en limiter le nombre et la durée et propose de n’accorder ces mandats qu’à des dirigeants d’entreprise « exerçant effectivement un pouvoir de direction ». Pour compléter cette action, la FFB propose une « charte de prévention des conflits d’intérêts ».

Enfin, pour permettre le passage d’un système à l’autre, et ainsi opérer une transformation totale, la FFB propose de tenir un registre national de l’ensemble des mandats, ne renouvelant que les nécessaires et, après un travail du Conseil national de l’information statistique pour éclairer les choix, de supprimer en deux ans, les prélèvements de 0,016 % pour le paritarisme et de type 0,15 % dans l’artisanat.

Jacques Chanut insiste : « Il faut revenir aux fondamentaux et aux valeurs des organisations patronales en mettant un terme au système de financements publics et de prélèvements obligatoires qui pervertit et condamne le syndicalisme patronal et le paritarisme auquel la FFB est très attachée. »

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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