Paysage

La fertilisation durable donne de la voix

Mots clés : Gouvernement

« Pas négatif, mais peut mieux faire » : après la première phase des Etats Généraux de l’Alimentation conclue le 11 octobre à Rungis (Val-de-Marne) par le président de la République, Laurent Largant, délégué général du syndicat Afaïa qui a participé à l’atelier consacré à la bio-économie et à l’économie circulaire, espère ramener l’attention du public sur le rôle clé d’une approche vertueuse de la fertilisation.

L’idée de profiter des Etats généraux de l’alimentation (EGA) pour mettre en pleine lumière le rôle d’une fertilisation « durable et responsable » anime l’engagement de la Chambre syndicale des fabricants d’amendements organiques, engrais organiques, engrais organo-minéraux, supports de culture, paillage et biostimulants (Afaïa). « Nos métiers contribuent à stimuler des pratiques culturales vertueuses fondées sur la responsabilité éthique », s’enorgueillit son président Benoît Planques, fort de la diversité de l’organisation trentenaire : les 67 adhérents cumulent 250 millions d’euros de chiffre d’affaires dans la production de supports de cultures et paillages, d’amendements et engrais et de biostimulants.

 

Agriculture circulaire

 

Preuve de son engagement, l’Afaïa accompagne le développement de l’agriculture urbaine tout en incitant à la vigilance dans le diagnostic préalable des sols : « Ne plantons pas de légumes sur n’importe quel support », avertit Benoît Planques. La part croissante des coproduits recyclés, dans la production des membres d’Afaïa, justifie sa participation aux travaux de l’Institut National de l’Economie Circulaire, présidé par le député François-Michel Lambert.

Coup d’épée dans l’eau ? La première phase des EGA n’a pas totalement répondu à l’objectif du syndicat : « La méthanisation et les bio-plastiques ont tendu à monopoliser le débat, laissant en rade les enjeux de la bio-économie et de l’économie circulaire », regrette Laurent Largant, délégué général. Plus proche des préoccupations d’Afaïa que les bio-plastiques, la méthanisation n’en apparaît pas moins comme l’arbre qui cache la forêt : au-delà de cette nouvelle filière de production d’énergie renouvelable, les industriels de la fertilisation durable auraient souhaité ramener le débat vers la place de l’économie circulaire dans l’ensemble du « Système agriculture et agro-alimentaire » (SAA), nom du groupe de travail auquel participe Afaïa au sein de l’Institut National de l’économie circulaire.

 

Feuille de route

 

Après les Etats généraux, le syndicat espère voir certaines de ses propositions retenues sur la « feuille de route de l’économie circulaire » annoncée par Nicolas Hulot, ministre de la Transition Ecologique et Solidaire. Cet objectif passe aussi par le déblocage de freins règlementaires, par exemple au sujet des autorisations de mises sur le marché, et dans une meilleure coordination sur le front européen. Alors qu’elle préside deux des trois commissions européennes de normalisation actives dans le domaine des fertilisants, Afaïa souffre d’un « manque d’écoute » des ministères en charge de ce projet européen d’harmonisation des règles de mise en marché des matières fertilisantes et supports de culture, à en croire son président.

 

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