Paysage

« La diversité des pédagogies est une source de richesse », Yoann Guy Munier, président de l’Union française des étudiants du paysage

Mots clés : Aménagement paysager

Elu le 30 avril à la présidence de l’Union française des étudiants du paysage où il a succédé à Sophie Maille, Yoann Guy Munier met le rayonnement international de l’association en tête de ses priorités. En quatrième année à l’Ecole supérieure du paysage de Blois, l’élève paysagiste de 25 ans répond aux questions de Paysage Actualités et de Lemoniteur.fr depuis l’Australie où il séjourne pour quatre mois.

Paysage Actualités : Considérez-vous le statut de paysagiste concepteur comme une chance pour ceux qui vont entrer dans la profession?

Yoann-Guy Munier : Le titre de paysagiste concepteur, acquis par le décret n° 2017-673 du 28 avril 2017, est une véritable aubaine. Ce tournant dans la reconnaissance du métier nous accorde une plus grande crédibilité et nous ouvre des portes pour de nouveaux projets. Via ce qu’on appelle un véhicule législatif, la Fédération française du paysage et Val’hor veulent ouvrir aux concepteurs paysagistes la possibilité d’être mandataire de la maîtrise d’oeuvre des lotissements.

Malgré ce nouveau titre, je reste tout de même inquiet quant au devenir de l’Ecole supérieure d’architecture des jardins. Certes, elle fait tout pour obtenir l’homologation européenne de la fédération internationale des architectes paysagistes, mais des difficultés de recrutement affectent la réputation de cet établissement privé.

Quoi qu’il en soit, les vents restent très favorables à la profession.

 

L’Ufep profitera-t-elle de Paysalia – ou d’autres événements phare de la filière – pour promouvoir les écoles dont proviennent ses membres?

 Y-G M : L’Ufep n’a pas pour vocation de promouvoir une école en particulier. Si un de nos membres vient à parler de son école, il doit le faire en toute neutralité.

Nous allons bien entendu profiter de chaque événement pour porter la voix des écoles. Ce sont des opportunités à ne surtout pas manquer. Nous œuvrons à la clarification et à la simplification de notre communication. D’autre part, lors de la réunion interministérielle qui s’est tenu à Marseille le 27 Janvier 2017, l’Ufep a proposé de participer à plusieurs autres rencontres autour du paysage, dont le festival des jardins de Chaumont.

Nous aimerions faire en sorte que l’Ufep devienne le premier contact des futurs étudiants en paysage : un contact neutre, qui exposerait les spécificités de chaque école.

 

Quelles autres initiatives l’union compte-t-elle prendre dans les mois à venir?

Y-G M : l’Ufep regorge d’idées. C’est extrêmement plaisant. Le dossier qui me tient le plus à coeur concerne le rayonnement international. Suite au succès de l’association, nous voulons l’exporter et organiser des rencontres et échanges entre les étudiants de toute l’Europe, dans un premier temps, puis pourquoi pas au-delà. 

Ensuite, une discussion porte sur la défense des valeurs du paysage dans l’association Protection et Défense des Étudiants. Un questionnaire vient d’être lancé auprès des étudiants pour inciter les écoles à partager leur répertoire d’adresses pour les stages. Cela permettrait une diversification et une ouverture des écoles vers de nouveaux horizons.

Nous travaillons également à la création d’un pôle ancien. Différentes réunions portent sur la recherche dans le paysage, sur la seconde édition du bal des paysagistes et bien d’autres événements.

 

A l’occasion de la mise en place du diplôme d’Etat de paysagiste, prendrez-vous une part active aux débats sur la pédagogie du paysage, et dans quel sens?  

Y-G M : Nous espérons être intégrés aux débats sur la mise en place du diplôme du paysage afin de porter la voix des étudiants ainsi que leurs intérêts. Après la mise en place du titre professionnel, nous aimerions participer à son développement et à sa reconnaissance. Puisque nous sommes au beau milieu de nos études, nous sommes aptes à critiquer (positivement ou négativement) les réformes et les pédagogies de nos formations. Nous communiquerons également ensemble afin que dans toutes les écoles, les pédagogies se mettent en place correctement, sans oublier de laisser une part de vie sociale aux étudiants. Ceci est indispensable pour le développement d’une culture personnelle et une implication dans d’autres structures telle que l’Ufep.

Chaque établissement possède une pédagogie qui lui est propre. Il est très important que cette diversité soit préservée, afin de conserver les richesses de cet enseignement supérieur. La pluralité des écoles est une des sources de la richesse de ce métier.

 

Où en sont vos adhésions ? Disposez-vous d’une marge de progrès?

Y-G M : De plus en plus de personnes sont abonnés à la page facebook de l’association. Nous avons dépassé les 1000 abonnés. Le site internet n’est cependant pas assez mis en valeur selon moi. Un travail reste à faire. 

En ce qui concerne les rencontres, elles ont de plus en plus de succès auprès des étudiants. Beaucoup attendent ces événements avec impatience et l’Ufep rentre de plus en plus dans la conscience des gens. Le temps nous dira comment évolue l’association. Mais avec notre nouvelle équipe motivée, je ne me fais pas de soucis quant au devenir de l’Ufep.

 

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