Réalisations

La cour d’appel de Fort-de-France (Martinique) en ses habits neufs

Mots clés : Architecture - Gouvernement - Jurisprudence

A Fort-de-France, le nouveau bâtiment de la cour d’appel, signé par l’agence Gilles Bouchez Architecture, a été inauguré le 21 juillet dernier par Christiane Taubira, garde des Sceaux, ministre de la Justice.

Au centre-ville de Fort-de-France, l’agence d’architecture Gilles Bouchez a conçu cette cour d’appel comme une interprétation contemporaine de l’architecture classique des bâtiments publics des Antilles. L’édifice, implanté au cœur de la trame orthogonale de la vieille ville, en retrait de la rue Victor-Schoelcher, crée une « respiration urbaine » en continuité du square de l’ancien Palais de Justice qui lui fait face. L’entrée principale, en symétrie de l’ancien Palais de Justice, est illuminée en son centre par un patio végétalisé. Un glacis sous l’avancée du bâtiment conduit à la salle des pas perdus et à l’ensemble des salles ouvertes au public réunies à l’étage noble, soulignant la transparence du rez-de-chaussée.

 

Patios

 

Les façades de l’édifice sont dégagées sur les quatre côtés, offrant ainsi une vision unitaire depuis la place de la Savane. Elles sont traitées en double peau avec des verres sérigraphiés. Le contrôle du rayonnement direct du soleil est effectué par des brise-soleil. Le bâtiment privilégie l’utilisation traditionnelle de la ventilation naturelle et du rafraîchissement de l’air, obtenue grâce aux patios qui forment de vrais puits de fraîcheur.

 

Saint-André

 

La volonté de symboliser une justice ouverte et accueillante, la prise en compte du grand nombre de services et la recherche de facilité de contact entre eux, ont conduit à concevoir un bâtiment le plus bas possible, en R+2. Le parvis, caractérisé par des croix de Saint-André en Inox permettant au bâtiment de résister aux séismes, conduit les utilisateurs à la salle des pas perdus, à l’abri de la chaleur et des bruits. La transition entre l’effervescence de la ville et les lieux plus solennels de la cour d’appel se traduit par les ondulations du faux plafond en bois recouvrant l’auvent du parvis, qui pénètre jusqu’aux trois salles d’audience éclairées en lumière naturelle par de grandes ouïes qui peuvent être ouvertes ou non selon les besoins de confidentialité.

 

Ecopes

 

Les salles d’audience et les bureaux bénéficient d’un système de climatisation tandis que les circulations et la salle des pas perdus disposent d’une ventilation naturelle, mise en œuvre par un double système de vitrage, fixe et ouvrant. L’environnement proche ne favorise pas beaucoup ce type de ventilation, c’est pourquoi l’architecture du bâtiment intègre des patios largement dimensionnés qui serviront de cheminées d’évacuation d’air, avec des écopes ad hoc en toiture.

Focus

Fiche technique

Programme : 3 salles d’audiences, cellules des prévenus, salle des pas perdus, bureaux des magistrats, bibliothèque, cafétéria, parking extérieur et cour pour accès des détenus.

Maîtrise d’ouvrage : ministère de la Justice – Apij

Maîtrise d’œuvre : Gilles Bouchez, architecte. Léa Bonilla et Benoît Dumont, chefs de projet. Miyuki Durand, assistante. Maîtrise d’œuvre d’exécution : Anonym’Art. BET : GEC Ingénierie (TCE), Ayda (acoustique), VP Green (HQE).

Principales entreprises : DV construction (TCE), Bâti Groupe Caraïbes (gros œuvre, fondations), Coveris (façade double peau), Normacadre (structure métallique).

Surface : 5652 m² Shon.

Coût : 23 millions d’euros HT.

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