Logement

La coopérative HLM, accélératrice de l’habitat participatif

Mots clés : Etat et collectivités locales - Logement social

Les organismes HLM commencent à s’inspirer de l’habitat participatif pour développer leurs propres programmes. Lorsqu’ils sont associés à la construction d’un habitat groupé, ils sont souvent perçus comme « garants » par les collectivités locales.

« Lorsqu’il y a une crise économique, la coopérative est à la mode », ironise Marie-Noëlle Lieneman, présidente de la Fédération nationale des sociétés coopératives d’HLM (FNSCHLM) lors des Rencontres nationales de l’habitat participatif à Marseille. D’ailleurs, sur le terrain, les projets d’habitats participatifs se développent. « A Grenoble, l’appel à projets lancé en 2013 a permis de faire émerger des solutions de constructions innovantes et abordables », assure Christine Garnier, vice-présidente à l’habitat de la ville. Les collectivités locales misent sur la « maîtrise d’usage » des habitants, mais elles ne sont pas les seules.

Dans le monde HLM, le concept d’habitat participatif fait des petits. « Même lorsqu’il ne s’agit pas d’habitat groupé, les bailleurs sociaux réfléchissent à la création de pièces à partager, comme une buanderie ou une chambre supplémentaire commune », assure Marie-Noëlle Lieneman. Selon l’ancienne ministre du Logement et actuelle sénatrice (PS) de Paris, les coopératives HLM réfléchissent à la création de « services annexes à l’habitat », pour développer « le vivre ensemble » dans le quartier et renforcer le lien social entre le bâtiment, ses habitants et le quartier.

 

L’organisme HLM garant du bon fonctionnement du projet

 

Les réflexions des coopératives HLM se nourrissent des groupes d’habitants qui se tournent vers un organisme HLM pour donner un coup d’accélérateur à leur projet. « En 2005, nous imaginions lancer notre projet seuls, de façon autonome, mais nous avons été confrontés à des difficultés importantes notamment en matière d’accès au foncier », signale Antoine Limouzin, habitant depuis 2013 du Village Vertical, un programme participatif d’une quarantaine d’habitations, dont 30 logements sociaux, à Villeurbanne (Isère). Le groupe d’habitants s’est alors rapproché de la coopérative HLM Rhône-Saône Habitat. « Etre adossé à un bailleur social a permis de rassurer la collectivité locale, estime Antoine Limouzin. La ville sait que si le groupe se disloque, l’organisme HLM poursuivra la construction du programme. Enfin, nous avons travaillé avec des professionnels sérieux, qui étaient des partenaires de longue date de l’organisme HLM. »

Pour accélérer la sortie des projets, les habitants attendent également la parution des décrets d’application de l’article 47 de la loi Alur. « Le premier décret relatif aux conditions dans lesquelles il peut être dérogé à l’obligation d’établir sa résidence principale dans l’immeuble de la société coopérative devrait être publié en septembre 2015, assure Philippe Mazenc, sous-directeur de la direction de l’habitat, des paysages et de l’urbanisme (DHUP). Deux autres décrets, dont celui relatif à la garantie financière, devraient être publiés d’ici la fin de l’année 2015. »

 

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