Chantiers

La construction du tram T9 chamboule les réseaux d’eau

Mots clés : Qualité de l'eau - eau potable

La construction de la nouvelle ligne de tram T9 entre Paris et Orly (Val-de-Marne) requiert au préalable le déplacement de plusieurs kilomètres de conduites d’eau. Lancés en septembre 2016, ces travaux de dévoiement battent leur plein.

Dans l’ombre des tunneliers et des ripages de dalle, les nouvelles infrastructures de transport franciliennes engendrent une pléthore de chantiers plus modestes, indispensables à l’avancée des opérations. Ainsi, la construction de ligne de tramway T9, qui reliera la porte Choisy dans le XIIIe arrondissement de Paris au centre-ville d’Orly (Val-de-Marne) en 2020, nécessite entre autres le dévoiement de nombreuses canalisations appartenant au Syndicat des eaux d’Ile-de-France (Sedif). Les travaux ont débuté en septembre 2016 et se termineront en juillet 2018.

Au vu des chiffres annoncés, 22 mois ne seront pas de trop : autour des dix kilomètres du tracé, l’organisme doit déplacer 7 400 mètres linéaires (ml) de conduites de distribution (d’un diamètre inférieur ou égale à 30 cm) et 1 600 ml de conduites d’alimentation provenant de l’usine de production de Choisy-le-Roi (Val-de-Marne), dont 1 340 ml affichent un diamètre nominal (DN) de 1,25 m. « Nous avons essayé de conserver le réseau existant afin de réduire les coûts. Seules les canalisations qui présentaient une altimétrie incompatible avec le tramway ou qui étaient trop vétustes sont concernées », explique Christophe Perrod, directeur général des services techniques du Sedif.

 

Aux frais du concessionnaire

 

Le chantier se décompose en 70 tronçons répartis sur cinq communes : Ivry-sur-Seine, Vitry-sur-Seine, Thiais, Choisy-le-Roi et Orly. Son budget s’élève à 35 millions d’euros HT. « Initialement, nous estimions ce montant à 19,3 millions d’euros HT, mais le terrassement du tramway s’est révélé 30 cm plus profonds que prévu. Nous avons dû nous adapter à ce changement », précise Eric Jansson, ingénieur canalisation du Sedif. Une mauvaise nouvelle pour le Syndicat qui finance seul ce programme. « Lorsque l’opération est dans l’intérêt de la voirie, le déplacement des infrastructures est à la charge du concessionnaire, rappelle Christophe Perrod. C’est notre plus gros projet de dévoiement lié au Grand Paris des transports. » L’entreprise d’ingénierie Safège assure la maitrise d’œuvre et le groupement des sociétés Sogea, Valentin et Axeo réalisent les travaux.

Si les opérations ont connu quelques retards les premiers mois – « Les prises d’arrêtés ont ralenti nos démarches », déplore Eric Janson – l’activité approche de son maximum. Fin août, les compagnons terminaient notamment la pose des canalisations de DN 1,25 m dans l’environnement très contraint de l’avenue Rouget de L’Isle à Vitry-sur-Seine. Dans un espace de 10,62 m de large, une pelle déposait les conduites en béton à âme en tôle dans une tranchée de 6 ml de profondeur, soutenue par des blindages à double glissière. Le chantier devrait compter au maximum 18 fronts simultanés et mobiliser jusqu’à 120 personnes.

 

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