Logement

La construction de 500 HLM de Polylogis bloquée par les maires

Mots clés : Bâtiment d’habitation individuel - Etat et collectivités locales - Logement social - Urbanisme - aménagement urbain

Depuis les élections municpales de 2014, le bailleur social Polylogis voit certains de ses projets bloqués ou annulés par les nouveaux élus. Le groupe a toutefois livré plus de 1 300 HLM en 2014 et table sur une activité plus soutenue pour 2015.

 

Les remous de la vague UMP qui a déferlé sur les villes lors des élections municipales de 2014 n’en finissent plus de se faire sentir. « A ce jour, quelques 500 logements ont été annulés ou bloqués par les nouveaux maires », signale Daniel Biard, président du comité exécutif du groupe Polylogis, lors du point annuel organisé par le bailleur social. Et d’ajouter : « une partie de ces maires sont dans les clous et sont en passe d’atteindre les 25% de logements sociaux sur leur territoire ». Daniel Biard n’a pas souhaité se montrer plus précis concernant cette «partie» de maires, mais cette sortie fait écho aux inquiétudes de l’Union sociale pour l’habitat (USH) en septembre 2014, au sujet des 20 000 logements bloqués par les maires à la suite des élections et également, aux mesures annoncées par la ministre du Logement Sylvia Pinel, le 15 avril 2015, pour renforcer la mixité dans le parc social.

 

Jusqu’à 100% de Vefa pour Polylogis

 

En 2014, le bailleur social a livré 1 318 logements (dont 1 242 locatifs sociaux et 76 en accession) et a lancé en production 1 300 habitations. Ces résultats demeurent plus faibles que 2013 et 2012, où Polylogis avait respectivement livré 1 380 et 1 950 unités. A ce jour, 2 614 logements sont en cours de construction et 1 332 en réhabilitation. Toujours selon Daniel Biard, le chiffre d’affaires du groupe oscillent autour des 37 millions d’euros pour 2014, tout comme en 2013.

Le bailleur social affirme acheter 30% de ses logements en vente en l’état futur d’achèvement (Vefa), « mais cette part peut grimper jusqu’à 100% dans les régions où nous ne disposons pas d’équipes de construction, comme à Perpignan », précise Daniel Biard. Pour 2015, le professionnel pense pouvoir livrer 1 600 logements, « à condition qu’aucune des entreprises partenaires ne fasse faillite ».

 

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