Culture

La Cité de l’architecture sous l’œil de la Cour des comptes…

Mots clés : Architecture - Conservation du patrimoine - Finances publiques

L’institution rend public, ce 16 avril, un rapport sur l’activité, la gestion et les comptes de la Cité de l’architecture et du patrimoine (Capa) pour les exercices 2004 à 2012 (pour les comptes) et 2004 à 2013 (pour la gestion).

Dans un volumineux rapport accessible en ligne, la rue Cambon s’est intéressée en particulier aux modalités de fonctionnement de la Capa, à la cohérence du projet scientifique et culturel et aux choix de la tutelle.

On relèvera les points suivants:

La Cour constate le succès public de plusieurs manifestations et un début de reconnaissance par les publics concernés comme un lieu de référence en matière de patrimoine, d’architecture, mais aussi pour la réflexion sur la ville, l’espace public et le paysage. Elle met aussi en lumière les limites et difficultés que l’adoption d’un véritable projet scientifique et culturel et des mesures de réorganisation aujourd’hui à l’ordre du jour devraient contribuer à surmonter en vue d’offrir une activité plus cohérente et plus accessible.

Elle observe que la configuration des lieux ne s’avère pas optimale pour les expositions et n’a pas permis d’accueillir les archives de l’Institut français d’architecture (IFA), ni les réserves dont l’éparpillement demeure coûteux. « En leur état actuel, signalétique et accompagnement pédagogique peinent à faciliter la déambulation du public dans des lieux complexes et des parcours discontinus peu faciles à appréhender ».

Elle pointe le cloisonnement entre les trois départements qui limite la capacité de la Cité à asseoir son image d’institution unifiée et à affirmer la cohérence de son activité. « Les coopérations transversales sont encore peu développées en matière d’expositions temporaires, de programmation des multiples types de manifestations de la Cité et de publication, toutes activités qui gagneraient à être largement mutualisées et permettraient de réaliser des économies de gestion ».

Face à la rationalisation de la programmation souhaitée, la Cour recommande un triple effort d’analyse et d’évaluation des manifestations passées; de vision stratégique pluriannuelle cohérente; de transversalité accrue dans les contributions de chaque service.

Ce n’est en effet qu’au prix d’un effort très substantiel de transversalité, de vision pluriannuelle, de hiérarchisation des choix programmatiques et de ciblage de ses publics que la Cité est susceptible de devenir ce qu’elle souhaite, « un musée d’éducation à l’architecture et à la ville » conclut le rapport.

 

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