Industrie/Négoce

La Chine fait main basse sur les pompes à béton

Mots clés : Béton - Matériel - Equipement de chantier

Après Cifa et Putzmeister, c’est au tour de Schwing de passer sous contrôle d’un groupe chinois.

Et de trois ! Après l’italien Cifa racheté par Zoomlion puis l’allemand Putzmeister racheté par Sany, c’est au tour du troisième grand constructeur européen de pompes à béton de passer sous contrôle chinois.
L’allemand Schwing vient en effet de céder une majorité de son capital à Xuzhou construction machinery group (XCMG) le 6 juillet 2012.

Cet engouement pour les pompes à béton, un secteur très spécialisé aux volumes relativement faibles, témoigne d’une stratégie de conquête coordonnée : faire main basse sur un marché de niche en prenant le contrôle de tous ses acteurs. Pour y parvenir les entreprises chinoises disposent de gros moyens. Sany n’a pas communiqué ce que lui avait coûté le rachat de 100% du capital de Putzmeister en janvier dernier mais a admis qu’il s’agissait de « la plus grosse opération germano-chinoise jamais opérée ». Même discrétion sur le montant de la transaction entre Schwing et XCMG qui s’est probablement négociée au prix fort.

 

La Chine en mal de technicité

 

Les deux constructeurs allemands avaient, l’un comme l’autre, souffert de la concurrence des pompes à béton chinoises dans les pays lointains. Indubitablement de moindre qualité elles s’étaient néanmoins imposées sur les chantiers de Pekin, Canton ou Shanghai avant de grignoter des parts de marché à Dubaï ou Ryad. Or ces zones où se concentrent de grands projets sont indispensables à la survie des constructeurs de pompes à béton qui ont besoin de gratte-ciels, de viaducs et de tunnels pour vendre leurs machines les plus perfectionnées.

Cette technicité reste le talon d’Achille des constructeurs chinois qui ont donc acheté, avec Schwing et Putzmeister, les meilleurs ingénieurs de la spécialité. Aucun doute que les bureaux d’études resteront en Europe quelques temps. D’ailleurs l’accord liant Schwing et XCMG précise que les sites demeureront en Allemagne jusqu’en 2017. Après ces cinq années, tout dépendra du degré de transfert de compétences…

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