Transport et infrastructures

La Chine entre au ralenti dans l’ère des trains à grande vitesse

Le lancement officiel du nouveau service chinois de trains à grande vitesse a été contrarié mercredi par une panne de moteur qui a paralysé le trafic ferroviaire pendant cinq heures dans le sud du pays, ont rapporté les médias officiels.
Le nouveau réseau doit permettre à 140 trains d’atteindre 200 km/h sur 6.000 kilomètres de lignes dédiées à la grande vitesse, selon Chine nouvelle.
Selon le ministère des Chemins de fer interrogé par l’AFP, 52 trains rapides capables de rouler à 250 km/h en vitesse de pointe ont été mis en service mercredi sur de courtes distance pour commencer.

Mais un problème technique a terni la prestation technologique.
La locomotive d’un train parti de Guangzhou (Canton) a connu un « problème mécanique », ralentissant la circulation ferroviaire pendant cinq heures dans la région. 32 trains, dont 21 à grande vitesse, ont été affectés, selon Chine nouvelle.
Des responsables des chemins de fer de Guangzhou n’ont pas voulu dire si la panne avait touché un des trains rapides.

Selon Chine Nouvelle, le nombre des locomotives rapides, siglées CRH (China Railway High-speed), devrait atteindre 257 d’ici à la fin de l’année.
Il s’agit de la sixième augmentation de vitesse depuis 1997. Les trains circulaient alors à 60 km/h, contre 160 km/h aujourd’hui.
Les 15 premières locomotives CRH avaient été lancées en grande pompe en février, entrant en service commercial pour la période du Nouvel An lunaire de grandes migrations familiales, généralement critique pour un réseau ferroviaire saturé par le transport des voyageurs et le fret.

En dépit des affirmations officielles selon lesquelles la Chine maîtrise la technologie de base des trains allant à plus de 200 km/h, les premiers exemplaires ont été principalement fabriqués à l’étranger dans le cadre de contrats avec transferts de technologie signés avec le japonais Mitsubishi-Kawasaki, le canadien Bombardier, le français Alstom et l’allemand Siemens.
Les 6.000 kilomètres de lignes chinoises aujourd’hui disponibles pour la grande vitesse « dépassent la longueur totale de lignes possibles pour cette vitesse dans neuf pays européens », s’est félicité le vice-ministre des Chemins de fer Hu Yadong, cité par les médias officiels.
D’ici 2020, le géant asiatique compte se doter de 13.000 kilomètres de voies pour la grande vitesse. A cette date, il devrait posséder un réseau de 100.000 kilomètres de rails, selon son gigantesque plan ferroviaire, concocté depuis plusieurs années.
Parmi les nouvelles lignes passagers projetées, Pékin en a planifié onze, soit quelque 9.000 kilomètres selon des sources industrielles, qui seront à grande vitesse, voire très grande vitesse (300 km/h) comme le Pékin-Shanghai ou Pékin-Tianjin.
AFP

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