Paysage

La campagne entre en ville à Brétigny-sur-Orge

Mots clés : Bois

Avec l’ouverture de la buvette solarium, le 14 juillet dernier, le parc Bois-Badeau a commencé à conquérir son public, à Brétigny-sur-Orge (Essonne). Lauréate du concours de maîtrise d’œuvre en 2011, l’agence HYL a livré l’équipement de 7 hectares à la Sorgem, après 4,3 millions d’euros HT de travaux.

Trois champs successifs conduisent les randonneurs, depuis les abords de la gare de Brétigny-sur-Orge jusqu’aux espaces naturels environnants. Œuvre de l’agence d’architecture et paysage HYL développée sur 7 hectares, la métaphore agricole met en scène une transition douce entre ville et campagne, dans une composition trapézoïdale qui s’évase en s’approchant de cette dernière : au cœur d’un nouveau quartier dessiné par l’agence d’architecture Jam, le parc Bois-Badeau achève ce mois-ci sa première saison estivale, alors que les chantiers continuent à battre leur plein sur ses flancs. La mise en service officielle de la buvette-solarium a marqué une étape dans l’appropriation collective du site, le 14 juillet dernier.

 

Terrasse accessible

 

Cet ouvrage couvert par une toiture terrasse accessible résume l’économie de moyens et l’approche multifonctionnelle qui caractérise le projet : il s’adosse au mur de clôture en gabions qui protège le parc contre l’intrusion des caravanes, avec l’aide de la pierre naturelle, matériau prisé par HYL. Traduction matérielle de l’articulation entre les échelles, ce même système d’adossement se décline dans les cabanes des jardins partagés implantés dans le champ le plus proche de la ville, et dans la maison du parc, affectée à l’entretien de l’équipement public intercommunal.

 

Répétition et diversité

 

Signature d’HYL, l’idée de systèmes répétitifs adaptés à des fonctions et ambiances diverses s’exprime dans les trois champs : « La prairie devient pré puis pelouse avant d’atteindre les jardins », résument les concepteurs. La fonction ludique s’épanouit vers l’extérieur de la ville, tandis que le maraîchage se développe vers l’intérieur. Fruit de travaux de terrassement qui ont porté sur 20 000 m3 réemployés dans le modelage du parc, les buttes cadrent les trois espaces. Elles orientent la circulation des eaux pluviales, la répartition de l’ombre et de la lumière ainsi que des zones sèches et humides, pour favoriser l’épanouissement de la faune et de la flore, dans un parcours pédagogique consacré à la biodiversité.

Pour maintenir dans la durée l’esprit du projet, la balle se trouve désormais dans le camp de la jeune communauté Cœur d’Essonne Agglomération et de l’entreprise qu’elle a missionnée pour la gestion différenciée des espaces, de la tonte des pelouses à la fauche des prairies. A terme, la reconversion de la friche industrielle qui sépare la gare du parc pourrait offrir l’opportunité d’un quatrième champ qui parachèverait l’œuvre.

 

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