Culture

La Biennale d’architecture de Rotterdam 2012 expose la ville

Mots clés : Architecture

La 5e Biennale internationale d’architecture de Rotterdam (Pays-Bas), qui se tient du 20 avril au 12 août, s’interroge sur la manière dont se fabriquent les villes à travers le monde. La France est représentée par Bordeaux et Nanterre.

Pour illustrer le thème de l’exposition « Making City » (*), les commissaires de la Biennale internationale d’architecture de Rotterdam ont sélectionné 35 projets urbains en cours dans 25 villes à travers le monde. Parmi ces villes : Rotterdam, La Haye, Amsterdam (Pays-Bas) ; Bruxelles (Belgique) ; Zürich (Suisse) ; Istanbul (Turquie) ; Dehli (Inde) ; São Paulo (Brésil) ; New York (Etats-Unis) et Singapour. La France est présente via Bordeaux et Nanterre (voir encadré ci-dessous).

 

No city, no future

« Sans ville, pas d’avenir », estiment les commissaires de l’exposition qui lancent un appel aux politiciens, entrepreneurs, designers et citoyens : « Si nous devons fabriquer la ville, faisons-le différemment, en construisant des alliances fortes, en formulant un agenda urbain, et en mettant la conception au premier plan. » La  Biennale se veut donc un lieu d’échanges de bonnes méthodes (sociales, économiques, écologiques, etc.). Le temps presse car, comme le rappellent les commissaires, « aux environs de 2050, plus de sept des neuf milliards d’habitants de la planète vivront en ville ».

 

Focus

La présence française

CUB

Le territoire de la Communauté urbaine de Bordeaux (Cub) devrait compter un million d’habitants en 2030. Pour assurer un développement métropolitain équilibré, la Cub a inventé son propre modèle. Construire plus, 9000 logements par an, dont 35% de logements sociaux. Et construire mieux, des logements connectés aux transports en commun d’aujourd’hui et à venir, tout en restant proches de la nature.

« J’ai voulu envisager une nouvelle façon de construire la ville : mettre en valeur le foncier disponible, faire pression sur les coûts de construction et tirer avantage des investissements publics sur les transports qui doivent profiter au plus grand nombre, explique Vincent Feltesse, président de la Cub. Mon ambition est de développer la métropole du quart d’heure, celle où, dans l’idéal, se trouvent à proximité écoles, commerces, espaces naturels et travail. »

Cinq équipes d’architectes, de paysagistes et d’urbanistes, réunies autour de l’AUC (Djamel  Klouche), d’Alexandre Chemetoff, d’OMA (Rem Koolhaas et Clément Blanchet), de Lacaton & Vassal et de 51 N4E (Freek Persyn), ont été sélectionnées pour ce projet « 50000 logements autour des transports collectifs ». Les premières réalisations sont prévues en 2012.

 

EPADESA

L’Etablissement public d’aménagement de La Défense Seine Arche (Epadesa) expose les propositions des trois équipes de maîtrise d’œuvre pour l’aménagement du site du Faisceau à Nanterre (Hauts-de-Seine) : Obras, KCAP International, Alexandre Chemetoff & associés. L’agence d’urbanistes-architectes Obras a été désignée début 2012 pour mener une réflexion globale portant sur le quartier de gare de la Folie, sur les conditions d’insertion du réseau ferré d’Eole, sur l’aménagement urbain et paysager des rives du Faisceau et sur la requalification du ruban routier (composé de la RD914, la RN314, barreau ouest du boulevard circulaire, voies ferrées de raccordement à Saint-Lazare). A cela s’ajoute le développement d’une programmation urbaine mixte aux abords des infrastructures.

Afin d’illustrer les différentes phases historiques de la fabrique du projet sur le territoire de cette opération d’intérêt national, l’exposition de l’Epadesa retrace les temps forts de La Défense Seine Arche, en mettant en parallèle les décisions de gouvernance et l’impact qu’elles ont eu sur son développement et son urbanisme. La présentation débute par la création de l’Axe historique décidé par Louis XIV. Elle se poursuit avec l’arrivée du chemin de fer à Nanterre, la création du quartier d’affaires et de l’Epad, la construction des premières tours, de la dalle piétonne et de la Grande Arche. Puis, elle continue avec l’arrivée des infrastructures de transport, la création de l’Epasa, le plan de Renouveau, l’aménagement des Terrasses de Nanterre. Le parcours historique évoque également la réunion de l’Epad et de l’Epasa en un seul et même établissement appelé Epadesa, le projet du Grand Paris, et se termine par la requalification urbaine du Faisceau.

(*) Ouverte au public du 20 avril au 12 août 2012, à l’Institut néerlandais d’architecture (NAI).

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