Entreprises de BTP

La belle année 2016 de Bouygues

Mots clés : Entreprise du BTP - Gestion de l'entreprise

Le groupe, qui a publié des résultats annuels très supérieurs aux attentes, gonflés par des cessions, s’est dit déterminé à persévérer dans l’amélioration de sa rentabilité qui a marqué tous ses métiers en 2016.

L’an dernier, le bénéfice net de Bouygues a bondi de 82%, à 732 millions d’euros, grâce notamment au produit de cession de participations dans deux sociétés concessionnaires autoroutières, Adelac (A41) et Atlandes (A63), a annoncé le major du BTP le 22 février. Retraité des éléments exceptionnels, le bénéfice net ressort en hausse de 29%, à 632 millions d’euros, bien meilleur que les 547 millions d’euros anticipés par les analystes interrogés par le fournisseur de données financières Factset. De son côté, le chiffre d’affaires se replie de 2%, à 31,76 milliards, mais reste stable à périmètre et taux de change constants, indique le groupe.

Le résultat opérationnel courant est ressorti en hausse de 19% par rapport à 2015, à 1,1 milliard d’euros, tandis que la marge opérationnelle courante a progressé de 0,6 point sur un an, à 3,5%.

 

Porté par la construction

 

« En 2016, le groupe a atteint ou dépassé tous ses objectifs », s’est félicité le PDG, Martin Bouygues, lors d’une conférence de presse. Une performance notamment portée les activités de construction pour lesquelles le groupe continuera de « privilégier la rentabilité au volume ». « La marge opérationnelle courante devrait ainsi poursuivre son amélioration en 2017 », a expliqué Martin Bouygues.

Le carnet de commandes atteint en effet un « niveau record » de 30,2 milliards d’euros à fin décembre 2016 (+4%), dont 16 milliards à l’international (+2%) grâce notamment au contrat pour la centrale nucléaire de Hinkley Point au Royaume-Uni. 

Pour 2017, Bouygues table d’ailleurs sur une poursuite de l’amélioration de sa profitabilité grâce à ce carnet de commandes élevé.

Ainsi, aux Etats-Unis, le groupe pourrait bénéficier du plan massif d’investissement dans les infrastructures promis par le président, Donald Trump, un « aléa positif » à ce stade. Sur le continent nord-américain qui génère 26% du chiffre d’affaires en construction, « il y a à faire pour Bouygues Construction et surtout Colas, qui ont une vraie valeur ajoutée, et beaucoup d’implantations locales », a estimé le PDG. Mais le groupe n’est pas intéressé par la construction d’un mur avec le Mexique, « une structure métallique » sur laquelle il n’a « pas de compétence particulière ».

 

Les activités routières en peine à l’international

 

Les activités routières du groupes, reculent, elles, avec un chiffre d’affaires 2016 de 11 milliards d’euros, en retrait de 8 % et de 4% à périmètre et taux de change constants par rapport à 2015 en raison d’une baisse de l’activité routière en Europe centrale et au Canada et des activités de Spécialités. Pourtant dans le même temps, le chiffre d’affaires en France métropolitaine s’est stabilisé (3,99 milliards d’euros équivalent à celui de 2015) du fait d’une stabilisation du marché après deux années de forte baisse.

Tout cela n’a pas empêché Colas de terminer 2016 avec un bénéfice net de 249,6 millions d’euros à comparer aux 105 millions d’euros de 2015.

A fin décembre 2016, le carnet de commandes se maintient à un niveau élevé de 7,1 milliards d’euros, en légère amélioration de 1% par rapport à fin décembre 2015 (+2% à taux de change constants). Alors que le carnet à réaliser en France métropolitaine (2,9 milliards) est supérieur de 7%, le carnet à réaliser à l’international et outre-mer (4,2 milliards) est en retrait de 3%.

En 2017, le chiffre d’affaires Routes Métropole pourrait connaître une légère progression, le marché ayant probablement atteint en 2016 son point bas. Colas poursuivra ses objectifs, à savoir élargir la palette d’activités des filiales, transformer l’organisation et les modes opératoires et améliorer la marge opérationnelle.

 

Focus

Programme "rock'n'roll"

Interrogé sur l’élection présidentielle, Martin Bouygues a affirmé que quelle qu’en soit l’issue, le groupe « s’adaptera, comme il l’a toujours fait ». « Je suis triste de voir combien les Français sont désenchantés », a-t-il toutefois confié, qualifiant d' »un peu rock’n roll » le programme économique de la candidate d’extrême droite Marine Le Pen, actuellement en tête des intentions de vote.

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