Performance énergétique

L’Université a la fibre du bois à Strasbourg

Mots clés : Bois - ERP sans hébergement - Isolation thermique - Produits et matériaux

Le matériau biosourcé s’applique sur 2 300 m2 en façade d’un bâtiment en rénovation sur le campus alsacien, pour son isolation thermique par l’extérieur.

L’isolation en fibre de bois des bâtiments tertiaires trouve l’une de ses premières applications d’importance dans l’Est, à l’université de Strasbourg. La pose de 2 300 m2 de panneaux du matériau biosourcé a débuté depuis quelques semaines en façade de l’un des Instituts de recherche du campus strasbourgeois, l’ Institut de physiologie et de chimie biologique (IPCB), à l’occasion de sa restructuration lourde qui représente 5,8 millions d’euros HT de travaux jusqu’à fin 2018.

Sur ce bâtiment en structure béton poteau-poutre, le produit est fourni par le groupe Soprema à travers sa gamme Pavatex, plus précisément une version dénommée Pavawall-Smart que le fabricant présente comme une alternative au polystyrène et à la laine de roche pour une pose sur une maçonnerie. A l’IPCB, il a remplacé le polystyrène qui constituait l’option privilégiée au stade des études. «Outre la dimension développement durable d’un matériau biosourcé, la pérennité dans le temps supérieure au polystyrène constituait un facteur auquel nous sommes particulièrement vigilants du fait que nous effectuons la maintenance des bâtiments en interne», expose Alexia Martin, conductrice d’opération à l’université de Strasbourg.

 

Surcoût mais retour sur investissement rapide

 

Dès lors, le maître d’ouvrage a imposé la fibre de bois dans son macrolot enveloppe (isolation-bardage-étanchéité), remporté par la PME alsacienne Decopeint, associée à Wiedemann pour la pose de l’isolant. La solution représente un surcoût non négligeable de 100 000 euros portant la facture de l’isolation à 450 000 euros, mais l’université table sur un retour sur investissement de court terme: la facture énergétique sera allégée de 32 000 euros TTC par an, pour une économie d’énergie de 40%.

C’est une isolation thermique par l’extérieur (ITE) qui a été retenue. «Le bâtiment avant travaux n’était isolé que par une fine couche intérieure. De plus, le choix de l’ITE permettra la mise en conformité avec les règles d’incendie-sécurité», note Steve Jack, co-gérant et associé d’IXO Architecture, le mandataire de la maîtrise d’œuvre.

Le produit a fait l’objet de deux avis techniques du CSTB. Sa version posée à Strasbourg (20 cm d’épaisseur et une densité de 115 kilogrammes par mètre cube) est annoncée d’une conductivité thermique de 0,039 W/m.K et d’une résistance thermique (R) de 5,1. Une fois rénové, le bâtiment vise une consommation énergétique de 65 Kwh/m2/an.

 

Guider vers les «solutions durables»

 

D’origine suisse, le fabricant d’isolants en laine de bois Pavatex a été racheté l’an dernier par Soprema. Son unité de production française est basée à Golbey (Vosges). Ses offres font partie du «Guide des solutions durables pour bâtiments responsables» que le groupe Soprema a édité cet automne. Centré sur les offres du groupe familial d’étanchéité-isolation-désenfumage-couverture et sa conversion des produits dérivés du pétrole vers des matières recyclées et biosourcées, le document met également en perspective les divers enjeux du changement climatique pour le monde du bâtiment.

 

Vous souhaitez réagir

Pour commenter l'article, vous devez être identifié ou vous inscrire
S'identifier

Pour accéder aux contenus et services en accès libre, identifiez-vous

Mot de passe oublié
S'inscrire

Vous souhaitez vous inscrire aux services proposés en accès libre.

Newsletter quotidienne et thématiques, alertes e-mail, commentaires sur les articles...

S'inscrire
En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies pour vous proposer des services et offres adaptés à vos centres d'intérêt. OK En savoir plus X