Bâtiment

L’Union Européenne veut promouvoir les bâtiments à basse consommation énergétique

Mots clés : Monde du Travail - Réglementation européenne

Constatant une faible pénétration en Europe des bâtiments à faible consommation d’énergie malgré leurs avantages économiques et environnementaux, la Commission Européenne a présenté, le 31 juillet, une stratégie en faveur du secteur de la construction, « qui représente plus de 10% de l’emploi total dans l’Union européenne ».

La construction est un secteur stratégique pour l’économie européenne, qui génère près de 10% du PIB de l’UE et représente 20 millions d’emplois, principalement dans des micro- et petites entreprises. La compétitivité dans ce secteur peut influencer de façon significative le développement de l’économie dans son ensemble. La compétitivité des entreprises de construction est donc une question essentielle, non seulement pour la croissance et l’emploi en général, mais aussi pour la durabilité du secteur.

Face au potentiel élevé d’économie d’énergie et de CO2 que représentent les bâtiments à basse consommation énergétique, la Commission européenne a présenté, le 31 juillet, une stratégie visant à dynamiser le secteur de la construction, de manière à promouvoir le rôle moteur que celui-ci peut jouer en matière de création d’emploi et de croissance soutenue de l’économie en général.

Cette stratégie entend  tout d’abord stimuler la mise en place de conditions d’investissement favorables, en particulier dans le secteur de la rénovation et de l’entretien des bâtiments. L’exécutif européen encourage à utiliser l’enveloppe de 120 milliards d’euros de prêts pouvant être accordés par la Banque européenne d’investissement dans le cadre du pacte pour la croissance et l’emploi décidé en juin.

 

Encourager les nouvelles technologies

 

La stratégie préconise aussi de stimuler l’innovation et d’améliorer les qualifications des travailleurs en encourageant la mobilité.
Le troisième axe porte sur l’amélioration de l’utilisation efficace des ressources ; l’idée est de  reconnaître mutuellement les systèmes de construction durable dans l’Union.
Bruxelles recommande aux entreprises  de disposer de codes de bonnes pratiques en matière de conception leur permettant de travailler plus facilement dans d’autres États membres.
Enfin, il convient de promouvoir la situation des entreprises européennes de construction au niveau mondial afin de stimuler les bonnes performances et les normes de construction durables dans les pays tiers.
«En cette période de grave crise économique et sociale, les bâtiments à faible consommation d’énergie constituent des investissements sûrs et viables pour la société et les investisseurs privés,  a déclaré Antonio Tajani, vice-président de la Commission européenne chargé de l’industrie et de l’entrepreneuriat. Les nouvelles technologies présentent un potentiel élevé, non seulement pour la construction de nouveaux logements, mais aussi pour la rénovation de millions de bâtiments existants, afin de les rendre nettement plus économes en énergie conformément aux objectifs de la stratégie Europe 2020. Ne passons pas à côté de cette occasion qui s’offre à nous. Le secteur de la construction peut devenir un moteur de croissance durable.»

 

Prochaines étapes

 

La Commission va organiser un forum en présence des États membres et des représentants sectoriels pour superviser la mise en œuvre de la stratégie et formuler des recommandations sur les éventuelles adaptations à effectuer ou les nouvelles initiatives à lancer. Parallèlement, des groupes thématiques et d’autres groupes examineront diverses approches concernant la réalisation d’initiatives spécifiques, évalueront les effets probables d’actions existantes aux niveaux national et sectoriel sur ces initiatives spécifiques et recenseront les possibilités de synergies.

 

Focus

Pourquoi une telle stratégie ?

– La crise économique et financière a entraîné une diminution de 17% des activités dans le secteur de la construction et des infrastructures entre janvier2008 et avril2012 dans l’ensemble de l’UE-27.
– L’éclatement de la bulle immobilière a encore réduit de manière significative l’activité dans le secteur, alimentant par conséquent le chômage.
– La contraction des marchés du crédit et les pratiques de paiement tardif accentuent encore les pressions s’exerçant sur la solvabilité des entreprises de construction.
– Le secteur a constamment besoin de main-d’œuvre qualifiée.
– La construction de bâtiments à consommation d’énergie quasi nulle, comme annoncé lors de la refonte de la directive sur la performance énergétique des bâtiments, représente un défi majeur pour le secteur.
– Les efforts visant à améliorer l’efficacité énergétique  et à intégrer les sources d’énergie renouvelables progressent lentement, en particulier en ce qui concerne la rénovation de bâtiments existants.
– La situation sur les marchés internationaux est critique pour les acteurs concernés de l’Union européenne. Les difficultés proviennent des conditions de concurrence existant dans d’autres pays, notamment des exigences sociales et environnementales moins strictes. Les opérateurs de certains pays non européens, en Chine par exemple, bénéficient en outre d’aides d’État, qui limitent les possibilités pour les opérateurs de l’UE d’accéder à ces marchés.

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