Commande publique

L’Ugap imposera le 100% dématérialisé en 2014

La centrale d’achat public Ugap annonce qu’à partir du 1er janvier 2014, les entreprises devront répondre par voie électronique à toutes ses procédures de marchés publics.

« Aujourd’hui, nous recevons en moyenne 8 à 9 % de réponses par la voie électronique, qui émanent aussi bien de grands groupes que de PME, explique Sébastien Taupiac, directeur adjoint des achats de l’Ugap. Pour passer à la vitesse supérieure, et ne pas indéfiniment faire cohabiter offres papiers et offres électroniques, nous allons imposer à partir du 1er janvier 2014 la réponse dématérialisée à toutes nos procédures d’achat pour revente. » L’année 2013 servira de transition, avec des expérimentations de dématérialisation imposée dans une ou deux consultations par département.

Ce choix radical s’inscrit dans un processus global de dématérialisation engagé par la centrale d’achat public. « Le double mode de réponse est assez lourd à gérer, détaille Sébastien Taupiac, car une réponse papier est traitée en papier jusqu’à la notification, et idem pour la voie électronique. Par ailleurs, nous souhaitons aboutir à une dématérialisation totale de nos achats. Les dossiers de consultation des entreprises sont déjà téléchargés à 100 %. L’utilisation de la plate-forme des achats de l’Etat (dénommée « Place ») permet à nos acheteurs qui reçoivent des offres de tracer tous les échanges, d’avoir un horodatage précis, de notifier électroniquement les marchés. Et bientôt nous pourrons archiver électroniquement nos contrats et faciliter ainsi l’accès de toutes nos directions aux données. » Autre avantage du passage à la dématérialisation, le directeur adjoint de l’Ugap estime que cela permet de gagner un mois sur la durée moyenne de passation d’un appel d’offres ouvert (qui est de neuf mois).

 

Bientôt une obligation européenne

 

Dernière raison mais non des moindres, « les échos en provenance de Bruxelles nous indiquent que la réponse électronique pourrait être rendue obligatoire pour les marchés des centrales d’achat et les groupements de commande dès 2014, et pour tous les pouvoirs adjudicateurs en 2016 », révèle Sébastien Taupiac. Autant prendre les devants, « et ce type de démarche a un effet boule de neige, estime-t-il. Nous sentons que le mouvement s’accélère, d’ailleurs le Service des achats de l’Etat mène les mêmes réflexions que nous. Avec le développement de l’intercommunalité, le nombre des acheteurs publics va diminuer drastiquement, et sans doute accélérer le mouvement de dématérialisation pour faciliter les échanges entre collectivités. »

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