Logement

L’offensive de Saint-Gobain sur l’habitat du futur en neuf et en rénovation

Un an après son inauguration, la Maison Saint-Gobain Multi-Confort, à basse consommation et à énergie positive, sert de base de lancement à d’autres projets. Le groupe, qui entend devenir le leader de l’habitat durable, s’engage dans la réhabilitation d’un immeuble social à Villeneuve-Saint-Georges (94).

L’habitat représentant 80% de ses marchés, c’est en toute logique que le groupe Saint-Gobain affiche de fortes ambitions dans ce secteur : être le référent sur l’habitat durable, mais un référent performant. La Maison Saint-Gobain Multi-Confort (Beaucouzé – 49), qui préfigure aujourd’hui l’habitat du futur, semble donc être une première avancée vers cet objectif. Un premier pas d’autant plus important que cette maison pédagogique (qui pourrait préfigurer les réglementations bâtiment de 2020) a servi à la mise en place d’un référentiel qui traduit en termes d’objectifs, de moyens et de résultats, les performances à atteindre pour bénéficier de l’appellation « Multi-Confort ». Il reprend le concept basé sur des exigences de performances énergétiques et environnementales mais aussi de qualité de l’air, d’accessibilité et de modularité ; l’ensemble ayant été instrumenté donc mesuré pendant un an.

 

 

Un projet d’envergure en Picardie

 

Un an après… le groupe Saint-Gobain est sur la bonne voie pour atteindre ses objectifs.
D’ores et déjà, des constructeurs s’inspirent du Référentiel Multi-Confort pour déterminer leurs gammes de maisons individuelles.
A travers la signature d’une convention, l’Association Maisons de Qualité qui regroupe des représentants d’Associations Familiales et de Consommateurs ainsi que 70 Constructeurs Agréés porte une offre de « Maisons Saint-Gobain Multi-Confort ».
Une collectivité prend même cette maison pour exemple afin de se constituer un vrai programme de développement local.

L’idée est pour le Pays de Thiérache dans l’Aisne qui connaît une faible densité, un ralentissement économique et une précarité signifiante d’intégrer un volet habitat dans sa politique d’aménagement local. Pour ce faire, le syndicat mixte du Pays de Thiérache a lancé en juillet 2011, un appel à projet portant sur la définition d’un « concept de logement écologique en Thiérache ». L’équipe lauréate, constituée de Laure Levanneur, architecte de l’agence ARCHIfact et du bureau d’études Pouget Consultants, les mêmes qui ont participé au projet « Maison Saint-Gobain Multi-Confort », a pour mission, en partenariat avec le groupe Saint-Gobain de constituer un « Guide de l’habitat durable pour le Pays de Thiérache ». Inspiré du Référentiel Multi-Confort, ce guide, prévu pour octobre 2012, formalisera les exigences à respecter pour un habitat durable et confortable. La communauté de communes subventionnera les propriétaires s’engageant  dans cette démarche.  Ce projet d’envergure  qui vise la revitalisation d’une collectivité en perte de vitesse s’accompagnera d’un programme de formation proposé par Saint-Gobain  aux artisans locaux sur la conception d’un habitat durable.

 

Une nouvelle étape pour Saint-Gobain : la réhabilitation d’un petit collectif

 

Après la maison Saint-Gobain Multi-Confort, voilà l’immeuble Saint-Gobain Multi-Confort.
Fort d’un concept déclinable, devenu la force de frappe de Saint-Gobain, le groupe se lance désormais dans la rénovation durable avec la réhabilitation d’un petit collectif situé sur la commune de Villeneuve-Saint-Georges (94). Les principes de la Maison Saint-Gobain Multi-Confort y seront transposés ; la rénovation de cet immeuble social de 1958 comprenant 8 logements devra donc répondre  au niveau de performance conforme au label BBC pour la rénovation et aux cinq conforts répertoriés par Saint-Gobain (confort thermique, visuel, modulable, acoustique et sanitaire).


Né d’un partenariat entre le maître d’ouvrage Toit et Joie, filiale de Poste Habitat et Saint-Gobain, le projet est confié à l’architecte Frédéric Borel, Grand Prix National de l’Architecture 2011.
Conçu dans l’urgence et l’insouciance environnementale, comme le sont près d’un tiers des logements existants en France, le bâtiment s’illustre par un recours prépondérant aux techniques de construction basées sur le béton, un confort rudimentaire et une isolation inexistante.  Avec une Etiquette Energie Classe F, cet immeuble consomme près de 400 kWhEP/m2/an par logement, équivalant à une dépense moyenne de 1 350 euros par an et par appartement (hors abonnement et maintenance). Disposant d’une Etiquette Climat Classe G, il émet plus de 88 kgéqCO2/m2/an en gaz à effet de serre.


Coup double pour le groupe, si cet immeuble qui sera livré pour le second semestre 2013 doit témoigner de son exemplarité à rénover l’intégralité d’un bâtiment, il doit aussi être le faire-valoir de son engagement social. Quoiqu’il en soit le déploiement du concept est une belle opportunité pour Saint-Gobain et ses filiales en ces temps difficiles.

 

 

 

Focus

Quelques résultats d’une année d’étude

– Consommation et production énergétiques optimisées

A basse consommation et à énergie positive, la Maison Saint-Gobain Multi-Confort consomme 39 kWh/m2/an., ce qui équivaut à une dépense annuelle de 800 € (consommation énergétique + frais d’abonnement). Les panneaux solaires photovoltaïques permettent de produire plus d’énergie que les cinq usages réglementés dans la construction avec une recette de 1500 euros par an (tarif de rachat avec EDF en 2011). Les charges énergétiques (consommation électrique et abonnement) sont ainsi compensées par la recette résultant de la production photovoltaïque avec un solde annuel positif de 700 euros.

– Perméabilité à l’air : inférieure  à 0.50 m3/h.m2 de surface déperditive, hors plancher bas.

– Qualité de l’air :
Saint-Gobain a procédé à une évaluation approfondie de la concentration de polluants présents dans l’air intérieur. Ces mesures ont été analysées en partenariat avec l’Institut Supérieur de la Santé et des Bioproduits d’Angers (ISSBA). Un suivi régulier de la température et de l’humidité relative au sein de cette maison a été assuré. Ces paramètres ont une influence non négligeable sur les émissions de polluants. Pour mesurer la qualité de l’air, des capteurs radon, des tubes adsorbants de COV et aldéhydes ont été disposés par un laboratoire extérieur. Les mesures ont été réalisées entre décembre 2011 et janvier 2012. Les résultats ont attesté de la présence de quelques aldéhydes émis en de si faibles quantités qu’ils ne peuvent présenter aucun risque pour la santé.

Vous souhaitez réagir

Pour commenter l'article, vous devez être identifié ou vous inscrire
S'identifier

Pour accéder aux contenus et services en accès libre, identifiez-vous

Mot de passe oublié
S'inscrire

Vous souhaitez vous inscrire aux services proposés en accès libre.

Newsletter quotidienne et thématiques, alertes e-mail, commentaires sur les articles...

S'inscrire
En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies pour vous proposer des services et offres adaptés à vos centres d'intérêt. OK En savoir plus X