Projets

L’Italien Inso gagne le marché du futur hôpital d’Ajaccio

Mots clés : Entreprise du BTP - Établissements de soins - Réglementation

L’entreprise italienne basée à Florence remporte avec AART Farah Architectes Associés, FDD Architecture, SNC Lavalin , CSTP et Oasiis le marché en conception-réalisation du nouvel hôpital d’Ajaccio. Cette attribution d’un équipement de 36 000 m2 (et  135 millions d’investissement) provoque de vives inquiétudes au sein du BTP insulaire.

 

Un marché en conception-réalisation de plus de 84 millions d’euros obtenu au détriment de Fayat, Vinci, Pizzarotti et Besic, les autres candidats en lice : la société italienne Inso, à la tête du groupement Tpbat, AART Farah Architectes Associés, FDD Architecture, SNC Lavalin (maîtrise d’œuvre des lots techniques), CSTP et Oasiis va piloter le projet de nouvel hôpital d’Ajaccio au Stiletto, un équipement de 36 000 m² de surface totale et de 135 millions d’euros d’investissement total. Le lancement des travaux préparatoires est prévu en mars, le démarrage du chantier de l’hôpital proprement dit fin 2014 et la livraison à l’été 2017. Responsable du projet architectural, le cabinet AART Farah a conçu un équipement en « deux volumétries compactes » : au nord, le pôle médicotechnique et logistique sur cinq niveaux, suivant la forte pente du terrain et offrant aux niveaux inférieurs une prise directe avec le sol naturel ; au sud, le pôle ambulatoire et d’hébergement sur six niveaux (hauteur limitée à 25 m), dominant la baie d’Ajaccio. Entre les deux, une « colonne vertébrale » en trois dimensions, garantissant « l’optimisation de la distribution des flux publics, médicaux, logistiques et énergétiques ».

 

RT 2012 augmentée de 40%

 

Cette configuration donne des possibilités d’évolution future à l’hôpital.Le projet fait aussi le pari de performances environnementales fortes : consommations énergétiques maîtrisées grâce à une isolation thermique extérieure, protections solaires intégrées dans le bâti. Le directeur des travaux du futur hôpital, Michel Filleul, précise que le projet va intégrer « la RT 2012, augmentée de 40 % de performance, grâce à du stockage d’énergie solaire ». La démarche est mise au point avec le Laboratoire de sciences de l’environnement de l’université de Corse. L’objectif est que le bilan CO2 et la facture énergétique restent identiques à ceux de l’actuel hôpital, malgré une augmentation de surface de 50 %.

 

Sous-traitance locale possible

 

Attribué à une société italienne qui va réaliser son premier équipement hospitalier en France métropolitaine, ce marché a déclenché de vives réactions de la part du BTP insulaire, inquiet des retombées pour la sous-traitance. Craintes levées, semble-t-il, grâce à un échange entre Inso et la fédération du BTP 2A : les entreprises insulaires qui désireront travailler sur ce chantier pourront proposer leurs services ; une note d’information en ce sens étant envoyée aux adhérents du BTP 2A. Michel Filleul estime à ce stade qu’un tiers de l’investissement pourra être réinjecté dans l’économie locale. 

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