Réalisations

L’Institut Salk, base de nouvelles architectures pour les centres de recherche

Auparavant, les laboratoires étaient conçus comme de mornes salles de classes, parfois sans fenêtres, alignées le long d’un corridor. Le Salk, à la Jolla, près de San Diego (Californie), a rompu avec tout cela. Son architecte Louis Kahn donnait beaucoup d’importance à la lumière naturelle, et comprenait les nécessités fonctionnelles d’un laboratoire. Les quatre murs extérieurs des étages du laboratoire sont en verre, d’où un environnement ouvert et aéré. « Le design extérieur est très esthétique. Certainement inclassable, mais d’un effet puissant », selon Fred Gage, chercheur à l’Institut Salk.
Si l’important est de favoriser le « brassage » des chercheurs, la plupart des architectes estiment que la distance verticale fait plus barrière que la distance horizontale. Les atria ou les escaliers ouverts sont une solution.
A l’Institut Max Planck (génétique et biologie moléculaire) de Dresde (Allemagne), construit en 2001, l’atrium occupe toute la hauteur et la largeur de l’immeuble de quatre étages. Les laboratoires et bureaux rayonnent à partir de cet atrium et sont reliés à son escalier central par des passerelles de béton, que les scientifiques appellent leurs « ponte vecchio »… Un restaurant, en surplomb d’un jardin, occupe le rez-de-chaussée. « Notre mission était de provoquer au maximum les chances de rencontres », selon Sai Simmons, directeur général de l’établissement, cité dans Nature.
Même approche à l’Institut Nanosystems de l’Université de Californie à Los Angeles, livrable fin 2003. Le défi était de construire trois niveaux de laboratoires autour d’un parking existant. Le projet incorpore une série de rampes zigzagantes reliées entre elles à travers et entre les étages.
Pour les institutions multidisciplinaires qui abritent des centaines de chercheurs, et où il est facile de se perdre, nombre d’architectes conçoivent des architectures sur le modèle de villes, avec des espaces-rues pour faciliter les rencontres et des micro-quartiers où les chercheurs s’isolent en petits groupes. Ce sera le cas du Ray and Maria Stata Center, réalisation de Franck Gerhy qui ouvrira l’hiver prochain au Massachusetts Institute of Technology (MIT) où les champs de recherche iront de la linguistique à l’intelligence artificielle.

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