Matériaux et équipements

L’industrie du câble présente son bilan 2016

Le Sycabel, le syndicat professionnel des fabricants de fils et câbles électriques et de communication, a révélé le 6 avril les résultats de l’année 2016. Si le chiffre d’affaires du secteur reste stable, ses sources de revenus varient fortement. Si les travaux publics sont dynamiques, le bâtiment cède du terrain.

Pour les travaux publics comme pour le bâtiment, la production de câbles électriques et de communication française constitue un indicateur d’activité intéressant. Le Sycabel, le syndicat professionnel des fabricants de ces produits, a présenté le 6 avril un bilan du secteur pour 2016. Le chiffre d’affaire des adhérents s’élève à 2,3 milliards d’euros, en hausse de 2 % par rapport à 2015. Si les volumes cumulés demeurent stables, l’association constate d’importantes évolutions de ses différents marchés, les extensions du réseau électrique continental et le déploiement de la fibre optique, compensent la baisse des constructions.

Dans le domaine de l’électricité, la quantité de câbles de transport destinés aux réseaux haute tension a augmenté de 17,4 % l’année passée. Cette croissance est portée par les projets d’interconnexion entre la France et ses voisins. « Ces chantiers visent à mieux acheminer l’énergie depuis les sites de production vers les points de consommations. Un meilleur maillage contribuera à réduire nos capacités de production », explique Laurent Tardif, président du Sycabel. La production pour le réseau de distribution reste stable.

 

La basse tension plombée par le bâtiment

 

A l’opposé, le volume de matériel dédié à la construction, à l’industrie, et aux usages dits « spéciaux » (des systèmes intégrés dans des moyens de transport par exemple) enregistre un recul de 5,9 % en 2016. « Cette diminution résulte du ralentissement de la construction, analyse le président. Le bâtiment représente un élément-clé pour notre marché en 2017. »

Outre une reprise des chantiers, les membres du syndicat pourraient aussi profiter de l’obligation prochaine du diagnostic électrique. À compter du 1er juillet, le propriétaire d’un logement dont le permis de construire a été remis avant 1975 devra remettre une expertise de l’installation électrique lors de la signature d’un nouveau bail. Cette mesure pourrait encourager la rénovation des dispositifs les plus vétustes. « Les parties communes restent un sujet à traiter, remarque Régis Paumier, délégué général du syndicat. Si l’installation d’un locataire est aux normes, les colonnes montantes ne le sont pas nécessairement. Le feu y démarre souvent. »

 

Un record ne contente pas la fibre

 

Du côté des télécommunications, le chiffre d’affaires de ce secteur a progressé de 8,8 % comparativement à 2015. La fibre optique remplace progressivement le cuivre comme matériau de référence. La France a ainsi atteint un nouveau record avec 11 millions de km de fibre déployés en 2016. « Nous sommes devenus le pays d’Europe qui installe le plus de fibre. Toutefois, nous arrivons à la fin d’une première phase où les opérateurs de téléphonie s’occupaient de ces opérations. Dans les zones non denses, les pouvoirs publics devront prendre le relais », observe Laurent Tardif. « Nos travaux de sensibilisation avec la Fédération des industries électriques, électroniques et de communication (Fieec) ont contribué à cette évolution », ajoute Régis Paumier. Néanmoins, selon le syndicat, le rythme actuel reste insuffisant pour remplir les objectifs du plan France très haut débit.

Enfin, le 1er juillet le règlement Produits de construction s’appliquera aux câbles destinés les bâtiments et les ouvrages de génie civil. Chaque fabricant devra fournir les eurocodes associés à chacun de ses produits. Ces notations décrivent les caractéristiques de comportement au feu du modèle. « C’est une nouveauté pour la filière électrique. Les grands distributeurs n’ont pas l’habitude des réglementations propres au bâtiment, indique le président. Je tiens à préciser que notre syndicat n’a pas décidé d’inclure les câbles dans ce système. C’est une volonté de l’Europe. » Les installateurs devront exiger une étiquette CE et un certificat lors de l’achat d’un produit. Les bureaux d’études seront également tenus de signaler les eurocodes des câbles sur leurs plans.

 

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