Industrie/Négoce

L’industrie cimentière française continue de s’enliser dans la crise

En 2014, le marché du ciment s’est de nouveau dégradé en France, avec un repli de 5,5% sur l’année. 18,2 millions de tonnes ont été consommées dans le pays l’an dernier, ce qui confirme la contraction de 30% du marché depuis 2007.

En 1964, la France comptait 48 millions d’habitants et consommait 18 millions de tonnes de ciment par an. Cinquante ans et 16 millions d’habitants plus tard, la consommation de ciment est au même niveau.

Le constat dressé le 8 avril par le Syndicat français de l’industrie cimentière (SFIC) lors de son point de conjoncture annuel reste pessimiste. Le marché du ciment a accusé un repli de 5,5% sur l’année 2014, avec une consommation de 18,2 millions de tonnes.

« Nous ne voyons aucun redémarrage pour cette année », constate Jean-Yves Le Dreff, président du SFIC, anticipant déjà une baisse de la consommation de ciment de 3,5% en 2015, à 17,5 millions de tonnes. Des prévisions corroborées par un premier trimestre en baisse de 10% pour l’industrie cimentière, ainsi que des perspectives toujours alarmantes émanant des fédérations professionnelles du bâtiment (nouvelle baisse dans le non-résidentiel) et des travaux publics (contraction de la commande publique).

 

30% de baisse en 7 ans

 

Alors que l’économie française semble retrouver des couleurs, « le secteur du bâtiment est le seul encore à l’arrêt et sera le dernier à repartir », prédit Jean-Yves Le Dreff, par ailleurs directeur général de Ciments Calcia. « Pratiquement un tiers du marché du ciment a disparu depuis le début de la crise », rappelle-t-il, s’appuyant sur le chiffre de 30% de contraction du marché entre 2007 et 2014. « En consommation par habitant, nous avons atteint le niveau de l’Espagne de 2012 ».

Pour le syndicat, seul un redémarrage des travaux publics pourra permettre à l’industrie cimentière de sortir du marasme. En attendant, si les cinq acteurs cimentiers présents dans l’Hexagone (Lafarge, Ciments Calcia, Holcim, Kerneos et Vicat) sont parvenus à maintenir l’outil industriel et l’emploi, les investissements sont figés. Pour quelques années encore.

 

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