Industrie/Négoce

L’industrie cimentière a encore souffert en 2014

Mots clés : Bâtiment d’habitation individuel - Béton - Concurrence - Produits et matériaux

Une nouvelle baisse d’activité de 5,5 % prévue pour 2014, un recul du marché de 30% depuis 2007… la filière française du ciment boit le calice au sein d’un secteur de la construction en crise. La forte concurrence internationale et la crise de compétitivité des industriels français ne les absolvent pourtant pas de réflexions sur l’avenir, la place du béton dans le logement durable de demain en ligne de mire.

Les récents chiffres de la construction neuve, les plus bas depuis dix-sept ans, ont trouvé une résonnance particulière dans le discours du président du Syndicat français de l’industrie cimentière (SFIC), qui avait réuni la filière à la Maison de la Chimie à l’occasion de son déjeuner annuel ce 27 janvier.

« Notre économie peine à se redresser. Le secteur de la construction, pilier de cette économie, connait une crise historique », a reconnu Jean-Yves Le Dreff.  Le marché du ciment, « un indicateur très fiable de l’évolution du secteur de la construction » selon lui, accuse une perte d’un million de tonnes en 2014, soit une baisse de 5,5% sur un an.

Les chiffres, qui nécessitent encore d’être consolidés avant leur présentation plus en détail au printemps, sont alarmants, le syndicat ayant tablé sur une baisse de seulement 2,5 % pour 2014 lors de sa conférence de presse annuelle en avril dernier. De manière plus structurelle, le marché a enregistré une chute de 30% depuis 2007.

 

La place du béton dans le logement de demain

 

« Il devient de plus en plus difficile économiquement de produire du ciment en France », s’est alarmé le président du SFIC, dénonçant « une forte concurrence internationale » et « une crise de compétitivité sans précédent ». Les freins habituels sont dénoncés, comme le poids « toujours grandissant » de la facture électrique sur les cimenteries. En revanche, les diverses mesures du plan de relance pour la construction prises depuis plusieurs mois sont saluées.

Mais les industriels s’étaient surtout réunis pour parler avenir et pistes de croissance. Le béton s’imposera-t-il dans le logement de demain ? C’est ce que la filière aime à se dire, rappelant à quel point il apparaît comme un matériau de construction « en constante évolution », « surprenant », « créatif », « adapté aux bâtiments à énergie positive » prônés par le projet de loi sur la transition énergétique, « performant », « recyclable »…

De l’aveu général lors des tables-rondes thématiques qui ont essaimé la matinée, la filière doit s’atteler à un chantier qu’elle maîtrise mal, et ce depuis longtemps : redorer la mauvaise image du béton qu’ont encore une bonne partie de l’opinion publique et de nombreux décideurs. La formule péjorative de « bétonneur », l’image d’Epinal des grands ensembles HLM datant de la reconstruction d’après-guerre… Pour Jean Bonnie, président de la Fédération de l’Industrie du Béton (FIB), la filière n’a « pas réagi assez tôt » face au dénigrement du matériau. « Nous devons oser insister sur ses forces auprès du public, des élus locaux et mener un travail de longue haleine », a-t-il consenti.

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