Aménagement

L’immobilier chauffe aux Etats-Unis

L’immobilier tourne à plein régime cet été aux Etats-Unis, porté par une ruée sur les emprunts avant la remontée des taux, mais un refroidissement est inévitable, même si les experts ne parlent pas de « bulle ».
Les records ne cessent de tomber: pour les reventes de logements neufs (6,12 millions en juillet) et les ventes de logements (1,2 et 1,165 million d’unités en juin et juillet), tandis que les mises en chantier ont atteint le mois dernier leur plus haut niveau en 17 ans.
Cette brusque accélération intervient alors que le marché immobilier était déjà, depuis plus de deux ans, en pleine expansion. Les taux d’emprunts, qui n’ont cessé de baisser pour atteindre un plancher historique, ont poussé les ménages à investir dans la pierre. Le taux d’intérêt pour un emprunt sur 30 ans est descendu jusqu’à 5,21% en juin.
Paradoxalement, c’est le début de remontée des taux qui a poussé les consommateurs à se ruer sur l’immobilier cet été. « Lorsque les taux ont commencé à augmenter après avoir atteint des planchers historiques, il semble que certains acheteurs se soient lancés pour profiter de bonnes conditions financières, avant que les taux ne montent encore plus », estime David Lereah, l’économiste en chef du groupement national des agents immobiliers (NAR).
Inquiets d’un renversement de tendance, les consommateurs ont donc acheté plus – et plus cher: dans l’ancien, le prix médian d’un logement a progressé de 12% entre juillet 2002 et juillet 2003.
La tendance peut-elle se poursuivre ? sûrement pas, selon les analystes. « 12% en juillet – c’est exorbitant, c’est quelque chose que nous ne verrons plus », estime Gina martin, économiste du groupe financier Wachovia, qui juge plus raisonnable une progression aux alentours de 4%.
Les signes avant-coureurs de ralentissement se multiplient déjà. Le nombre des permis de construire a reculé en juillet de 2,4%, tandis que les demandes de prêts immobiliers ne cessent de baisser depuis plusieurs semaines. Elles ont ainsi atteint leur niveau le plus bas depuis un an au cours de la semaine achevée le 15 août.

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