Logement

L’immobilier ancien atteint des sommets

Mots clés : Gestion et opérations immobilières - Métier de l'immobilier - Politique du logement

Les volumes de vente dans l’ancien ont imprimé un nouveau « record » en 2016, à 848 000 transactions sur l’année, selon l’indice Insee-Notaires, publié jeudi 23 février 2017. En Île-de-France, près de 110 000 appartements et plus de 50 000 maisons ont changé de mains l’an passé, soit un rebond de respectivement 8 et 9 % sur un an.

Près de 850 000 ventes (848 000) ont été enregistrées en France en 2016, selon l’indice Insee-Notaires publié jeudi 23 février 2017, un « niveau historique » qui dépasse « le précédent point haut de 837 000 » enregistré en mai 2006. Ce « record » s’inscrit dans « un contexte de croissance tendancielle du parc de logements existants », de l’ordre de 1 % environ en moyenne par an depuis 30 ans selon l’Insee.

Dans l’agglomération parisienne, la chambre des notaires d’Île-de-France, qui publie ses chiffres le même jour, observe un volume de près de 109 950 appartements sur l’ensemble de l’année, « soit 8 % de plus qu’en 2015 » et 11 % de plus que la moyenne de ces dix dernières années. Un niveau qui reste malgré tout en deçà de celui observé durant la période 1999-2007 (plus de 112 000 transactions par an en moyenne), signe que « si l’activité immobilière s’est redressée [dans la région], elle n’atteint pas des niveaux exceptionnels », font savoir les notaires. Concernant les maisons, « les ventes ont été encore plus dynamiques » : à 51 190 ventes, elles affichent une progression annuelle de 9 %. Un niveau qui a « beaucoup augmenté en 2016 par rapport à la moyenne annuelle des 10 dernières années (+17 % en moyenne), et demeure « un peu supérieur » à la moyenne annuelle 1999-2007 selon les notaires. À Paris, ils constatent que « les tensions sur l’offre et le niveau élevé des prix semblent peser sur les ventes ». En conséquence, le niveau de ventes est donc resté stable dans la capitale entre 2015 et 2016 (34 000 pour chacune de ces deux années). Soit « bien en dessous des 38 300 ventes annuelles de la période 1999-2007.

 

Hausse de 1,8 % des prix des logements anciens sur un an

 

Parallèlement aux ventes, les prix ont également poursuivi leur ascension en 2016. Au niveau national, les logements anciens enregistrent dans l’ensemble un rebond de 1,8 % au quatrième trimestre 2016 comparé au quatrième trimestre 2015 (après +1,3 % au trimestre précédent). « Cette hausse est quasiment de même ampleur pour les appartements (+1,9 %) et pour les maisons (+1,7 %) », selon l’indice Insee-Notaires.

Un mouvement encore plus prononcé en région Île-de-France, qui affiche une hausse de 3,1 % sur un an (après +2,0 % en 2015). Les prix des appartements y ont le plus augmenté (+3,5 %, à 5 430 €/m2), tandis que les maisons ont vu leurs prix croître de manière plus modérée (+2,3 % sur l’année, 294 800 euros). Mais c’est Paris qui enregistre la plus forte hausse : +4,4 % sur un an, à 8 340 €/m2 au quatrième trimestre 2016 (versus 8 300 €/m2 au troisième trimestre 2016).

 

Vers un prix médian de 8 500 €/m2 à Paris en avril

 

Quid de l’évolution des prix dans les prochains mois ? D’après les avant-contrats de vente, indicateurs avancés des notaires, « les valeurs n’évolueraient que marginalement » dans l’agglomération parisienne, analysent les notaires d’Île-de-France. Les prix de l’ancien devraient continuer à progresser plus fortement à Paris. « On attend un prix au m2 d’environ 8 500 €/m2 en avril », indiquent-ils, soit une augmentation annuelle de 5,6 %.

Un contexte de marché qui ne « devrait guère évoluer » dans les prochaines semaines. Le mouvement de hausse des taux d’intérêt des crédits immobiliers pourrait, à court terme, « provoquer une accélération des décisions d’acquisition », avant d’être susceptible de « peser sur l’activité » par la suite. Quant au « contexte préélectoral », celui-ci « ne semble pas provoquer d’attentisme », observent les notaires franciliens, qui saluent le maintien du Pinel et du PTZ dans le but d' »accompagner » les investisseurs et les primo-accédants au moins jusqu’à la fin de cette année. La situation pourrait toutefois être « moins assurée » si « un changement venait modifier substantiellement cette donne ».

 

Léo Monégier – AEF Habitat & Urbanisme

Focus

Révision de l’indice Insee-Notaires

L’indice Insee-Notaires des prix des logements anciens est révisé pour prendre en compte les transactions des périodes couvertes qui n’avaient pas encore été enregistrées lors de la publication précédente. Ainsi, par rapport aux données publiées le 3 janvier 2017, la variation des prix au troisième trimestre 2016 est abaissée de 0,3 point au total, pour les appartements comme pour les maisons. Elle s’établit à +0,8 % par rapport au deuxième trimestre 2016 pour l’ensemble, au lieu de +1,1 % (chiffre actualisé le 3 janvier), et de +1,2 % estimé le 24 novembre 2016, font savoir les notaires.

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