Environnement

L’Expo universelle d’Aïchi 2005 veut laisser un héritage vert

Placée sous le signe de la « sagesse de la nature », l’Exposition universelle d’Aïchi 2005, qui s’est achevée dimanche au Japon, espère avoir donné conscience à ses 22 millions de visiteurs de la nécessité de protéger quotidiennement l’environnement.

« Les sondages effectués montrent que les gens ont enregistré beaucoup d’informations pendant leur visite, et qu’ils sont prêts à adopter un comportement plus responsable », assure Toshio Nakamura, le secrétaire général de l’Association japonaise Expo 2005.
La proportion de ceux qui considèrent que « c’est la somme des petites actions de chacun qui produit globalement des effets positifs sur l’environnement » passe de 71,5% dans le public en général à 88,9% chez les visiteurs d’Aïchi (centre du Japon).

« Toutes les données recueillies après la visite de l’Expo convergent : elles font état d’une amélioration de la prise de conscience. Ainsi, le problème du tri des déchets est jugé important, ainsi que ceux de l’énergie ou de la pollution, par une majorité de personnes », précise M. Nakamura.
De même, 93,1% des visiteurs pensent que, « pour agir, il y a beaucoup à apprendre de la façon dont les pays étrangers abordent le problème en fonction de leur culture », contre 83,2% dans le public en général.

Le thème « La sagesse de la nature » a été correctement compris et traité par les exposants du monde entier (128 pays étaient représentés), et bien reçu par le public, se félicitent les organisateurs.
« L’une des clefs du succès de cette exposition a été le dialogue mondial et les partenariats autour du thème du développement durable, ainsi que la communauté de vues entre Etats, entreprises et ONG », témoigne Vicente Gonzalez Loscertales, secrétaire général du Bureau international des Expositions.
« Aïchi a rempli sa mission éducative. Le message a été transmis à 22 millions de personnes. Nous en sommes fiers », souligne le président du Conseil international de l’Exposition, Ole Philipson.
De nombreuses conférences sur le développement durable, en présence de dirigeants du monde entier, de scientifiques primés, d’artistes et de décideurs de toutes disciplines ont contribué à effacer l’image d’un simple parc à thème qu’Aïchi puvait donner lors d’une visite rapide.

« Cette exposition a été l’occasion pour le Japon de montrer en exploitation nombre de nouvelles technologies pour les collectivités, les entreprises et les particuliers qui permettent de limiter par l’innovation les dommages causés dans la nature par l’activité humaine ou de remplacer l’homme pour des tâches délicates », note Atsuhito Tanaka, un des organisateurs.
Certaines de ces technologies présentées en avant-première à Aïchi intéressent fortement d’autres Etats ou des sociétés étrangères et devraient trouver des débouchés en dehors du Japon, notamment en Asie, même si à ce jour aucun contrat n’est signé, selon M. Tanaka.

Le système de bus électriques sans chauffeur IMTS de Toyota, les véhicules à piles à combustible, l’usine expérimentale de production d’électricité par recyclage des déchets récupérés sur le site de l’exposition, ou encore les robots secouristes, font partie de ces innovations dont le Japon a le secret.
Aïchi leur aura servi de test grandeur nature autant que de vitrine.

Karyn POUPEE (AFP)

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